Sigmadek avait été lancée en grande pompe, en mai 2015, avec la présence, notamment, du premier ministre Philippe Couillard, du fondateur de l'entreprise, Tory Weber, du maire Jean Tremblay et du député Serge Simard.

Sigmadek cesse ses activités

L'usine de l'entreprise albertaine Sigmadek, aménagée dans l'ex-usine MDF La Baie, a cessé temporairement ses activités, le 5 octobre dernier, en raison d'un carnet de commandes trop peu rempli.
Le fabricant de terrasses en structures d'aluminium prêtes à monter, qui a ouvert ses portes en mai 2015 avec la présence du premier ministre Philippe Couillard, de l'ex-ministre Denis Lebel, du député Serge Simard et du maire Jean Tremblay, a mis à pied les neuf employés de l'usine qu'elle embauchait sans les informer d'un retour possible.
Selon un travailleur à qui nous avons parlé, la direction a annoncé la cessation d'emploi aux employés un jeudi et dès le lundi suivant, ils recevaient déjà leurs papiers de fin d'emploi sans être informés de la possibilité d'un retour.
Le directeur de l'usine, Christian Fillion, a confirmé que le carnet de commandes était vide à l'approche de la période hivernale, obligeant la fin des opérations en octobre et novembre.
Lors de l'entrevue, M. Fillion ne s'est guère montré rassurant quant à l'avenir et au positionnement de l'usine en affirmant que d'ici quelques semaines, une discussion suivie d'une annonce publique aurait lieu concernant l'avenir de cette usine de production avec la direction de l'entreprise dont le siège social est situé à Calgary.
Lors de son ouverture en mai 2015, Sigmadek affirmait avoir investi 15 M$ pour implanter son usine et prévoyait la création d'une quarantaine d'emplois au cours de l'année. Au départ, Sigmadek souhaitait implanter son usine à Alma près de l'usine Pexal Tecalum, un fournisseur de produits d'extrusion présentement sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers. Une aide financière d'un demi-million$ provenant de Promotion Saguenay et des prêts consentis de 1,5 M$ et de 1,9 M$ provenant des gouvernements du Québec et d'Ottawa ont convaincu la direction de fermer la production en Asie pour la rapatrier au Saguenay.