Shayeb Rashid vit au Canada depuis l’âge de six ans. Il a vécu à Montréal jusqu’au début de l’adolescence avant de déménager à Vancouver et Calgary avec la famille.

Shayeb Rashid reste détenu

Shayeb Rashid aurait pu avoir une chance de recouvrer sa liberté, mais le fait qu’il ait appelé, de la prison, son ex-conjointe pour la convaincre de témoigner pour indiquer qu’elle ne le craignait pas, a mis un terme à cette probabilité.

L’individu de 32 ans de la rue Sir Wilfrid-Laurier à Jonquière demeurera derrière les barreaux tout au long des procédures, lui qui fait face à des accusations de voies de fait, de menaces et de bris de promesse, qu’il avait faites aux policiers le 21 septembre dernier.

Rashid a subi son enquête de remise en liberté, jeudi après-midi, au Palais de justice de Chicoutimi, devant la juge Sonia Rouleau, de la Cour du Québec.

Il a été arrêté le 18 novembre pour s’en être pris à sa conjointe, notamment de l’avoir pris par les épaules, de l’avoir séquestré à deux reprises et de l’avoir menacé de mort, de lui avoir arraché les cheveux et de lui avoir brisé les dents.

Au moment de son arrestation, les policiers de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) ont noté qu’il avait promis environ un mois avant de ne pas être en contact et de ne pas importuner la plaignante, ce qu’il n’a pas été en mesure de faire.

Pour sortir de prison, l’homme, qui est représenté par Me Nicolas Gagnon, de l’Aide juridique, était intéressé à suivre une thérapie avec le groupe Courage (violence et agressivité), s’engageait à déposer une somme d’argent pour garantir sa liberté et à demeurer à résidence 24 heures sur 24, sauf pour travailler, durant les procédures judiciaires.

La juge Rouleau a estimé que ces garanties étaient un peu faibles. Mais elle a surtout retenu que Rashid a communiqué avec la plaignante durant sa détention provisoire. L’homme ne fait face à aucune accusation relativement à cette situation, car il n’y avait pas d’interdiction, mais la teneur des propos a laissé la juge songeuse.

« Au départ, vous aviez une promesse simple de ne pas contacter la plaignante. Vous l’avez fait. Quatre témoins peuvent le dire. La situation était assez dramatique pour vous », note la juge.

« Mais là où c’est plus délicat, c’est que vous l’avez appelée de la prison, preuve qui n’est pas contredite, pour lui dire de venir témoigner sur votre libération en disant qu’elle ne vous craint pas. Votre détention est nécessaire pour assurer la sécurité de la société et de la plaignante, mais surtout parce que je suis convaincue que si vous deviez être libéré, que vous nuiriez à l’administration de la justice », a poursuivi la juge Rouleau, ordonnant par le fait même la détention de l’accusé.

Rashid a rencontré la plaignante à Vancouver lors de vacances. Ils avaient pris contact par Facebook.