Environ 80 personnes ont assisté à la rencontre d’information du Comité d’étude du patrimoine immobilier d’Arvida (CEPIA) tenu à l’église Saint-Mathias.

Seule l'église St-Mathias subsisterait

Le Comité d’étude du patrimoine immobilier d’Arvida (CEPIA) a présenté lundi un rapport clair à ses paroissiens : les deux fabriques qui gèrent quatre églises à Jonquière devraient investir minimalement 3,5 M $ d’ici dix ans pour conserver les églises en état, sans même les mettre aux normes, alors que pendant ce temps elles accumuleraient un déficit de près de 700 000 $ d’ici 2021.

Le comité a présenté les solutions pour les quatre églises : des projets sont en cours de négociations pour les églises Saint-Philippe, Saint-Jean-Eudes et Sainte-Thérèse, tandis que la seule église qui demeurerait opérationnelle dans sa forme actuelle à terme serait l’église Saint-Mathias.

Si les projets avortent, il sera recommandé d’amorcer la fermeture du site dès mai 2018 pour Saint-Jean-Eudes et mai 2021 pour Saint-Philippe et Sainte-Thérèse.

C’est ce qui est ressorti d’une rencontre d’information tenue par le CEPIA devant environ 80 personnes préoccupées par l’avenir de leur église et rassemblées dans celle de Saint-Mathias.

Selon les chiffres fournis, la Fabrique Saint-Philippe se dirigerait vers un déficit accumulé de 166 816 $ d’ici 2021. Cette simulation est basée sur une baisse conservatrice des revenus de 5 % par année, alors qu’elle se situe plutôt à 7,6 % jusqu’à maintenant en 2017. Quant à la Fabrique Sainte-Thérèse, qui gère également Saint-Mathias et Saint-Jean-Eudes, c’est pas moins qu’un trou de 520 195 $ qui serait creusé d’ici 2021.

Les travaux

L’église Sainte-Thérèse est celle qui nécessite le plus de travaux dans un horizon de dix ans. « Pour les travaux d’urgence, c’est la toiture qui coûte extrêmement cher », a révélé Jacques Landry, qui est venu présenter la situation au micro au nom de la fabrique de son église. Le CEPIA a en mains des études de professionnels sur l’état des églises, tel que l’avait demandé l’Évêché de Chicoutimi. Ainsi, les travaux urgents sont évalués à 1,28 M $ à Sainte-Thérèse, pour une facture totale de 2,5 M $ sur dix ans. Et cette facture pourrait grimper rapidement, car les évaluations ne comprennent pas les mises aux normes qui seraient nécessaires pour répondre aux exigences actuelles. La Fabrique de Sainte-Thérèse compte sur le projet de centre d’interprétation d’Arvida « à l’intérieur duquel l’église ferait l’objet d’une nouvelle utilisation », a expliqué Marianne Proulx du CEPIA. Elle a ajouté que le « projet devrait tangiblement prendre forme au début de 2018 ». Si ce dernier échoue, la Fabrique entamera des démarches pour possiblement céder l’église à Saguenay. Dans le cas d’une fermeture sans vente ou cession, ce sont les fabriques qui demeureraient responsables financièrement.

Quant aux églises Saint-Mathias et Saint-Jean-Eudes, elles auraient besoin de travaux de 450 000 $ et 436 000 $. Dans le cas de la dernière, un projet sera présenté aux résidents de Saint-Jean-Eudes mercredi à 19 h en ses murs. Il n’a pas été présenté en détail lundi aux gens présents de même qu’au Quotidien à la fin de la rencontre. Tout ce qui a transpiré, c’est qu’il comprendrait la conservation ou la création d’un petit lieu de culte. Cette solution fait également partie du projet présenté plus tôt cette année à l’église Saint-Philippe. Les négociations avec le Groupe BeauQuartier continuent, mais tardent à se concrétiser. Rappelons que l’entreprise souhaite acheter l’église pour la démolir et y construire une nouvelle aile aux Résidences Saint-Philippe. Le président du Conseil de fabrique de Saint-Philippe, René Lapointe, a expliqué que la rédaction d’une offre formelle demandait du temps en raison des difficultés à transcrire légalement les intentions de l’entente initiale.