Richard Garneau, président et chef de la direction de Résolu

Serres Toundra: les problèmes pourraient retarder la réalisation des phases 2 et 3 croit Richard Garneau

Les prochaines phases des Serres Toundra sont sur la glace, selon le grand patron de Résolu, Richard Garneau.
«C'est certain qu'il faut que l'équipe de direction s'assure que les opérations fonctionnent bien et que les résultats soient satisfaisants. Surtout, les personnes qui nous traitent de "branleux" et que c'est mal géré devront arrêter de critiquer. Il y a aussi la problématique de main-d'oeuvre qu'il faudra régler. Il faudra qu'il y ait de la mécanisation dans la récolte pour faire les autres phases», a confié au Quotidien Richard Garneau.
La compagnie qu'il dirige possède 49% des parts dans les Serres Toundra. Il ne s'inquiète pas des problèmes d'organisation du travail soulevés par des employés. «Il faut laisser la chance au coureur.
Ça fait un mois que c'est en opération. J'ai démarré l'usine de pâte de Saint-Félicien en 1976 et celle de papier d'Amos. Au début, on ne rencontre que ça des problèmes. Il faut laisser le temps à l'équipe de direction de s'organiser pour que ça fonctionne», déclare-t-il.
Bien que Résolu est prêt à épauler la direction des Serres Toundra, Garneau ne jouera pas à la belle-mère. «Moi, je ne veux pas que chaque actionnaire vienne me dire comment gérer Résolu, et bien je ne le ferai pas pour les Serres Toundra. J'ai confiance en Éric Dubé et son équipe. Ils sont conscients des problématiques et travaillent pour y remédier.»
Syndicat maison
Richard Garneau n'est pas outré que l'entreprise ait mis en place un syndicat non affilié. «C'est le même type de syndicat que pour Ferlac et ç'a bien fonctionné pour cette entreprise. Pourquoi ça ne fonctionnerait pas pour les Serres? Ce sont les mêmes gens qui les ont approchés. Il y a eu des réunions et les employés ont été informés. Je n'y vois pas de problématiques particulières. On verra par la suite», affirme Garneau.
Le contrat de travail qui n'a pas été soumis au vote des employés pourrait être contesté. D'ailleurs, une plainte aurait été déposée par une autre organisation syndicale au ministère du Travail.
Main-d'oeuvre
Richard Garneau avait déclaré, lors de l'annonce des Serres Toundra, qu'il souhaitait que les emplois soient comblés par des gens du secteur. Une volonté qui ne sera probablement pas respectée. «Il semble y avoir des gens qui fonctionnent bien dans les serres et d'autres qui n'aiment pas ça ou qui ne sont pas faits pour ce type de travail. Là, il y a des travailleurs d'origine étrangère, mais citoyen canadien qui travaillent et qui pensent à s'installer dans la région. Ça, c'est une bonne nouvelle. Il ne faut pas paniquer, la situation va se stabiliser.»