Serge Simard

Serge Simard défend Gérald Savard

« Il ne faut pas condamner avant de posséder tous les tenants et aboutissants de l’histoire. » Le député de Dubuc, Serge Simard, refuse de condamner Gérald Savard, le préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay et vice-président du comité exécutif de Promotion Saguenay, qui a apposé sa signature sur le contrat de Ghislain Harvey sans l’avoir lu.

« Avec tout le respect que je dois à Alexandre Cloutier [NDLR: Qui a demandé la démission de Gérald Savard], je pense qu’il est allé rapidement. Mettre les gens tout de suite à l’abattoir, ce n’est pas une bonne idée », estime-t-il. 

« M. Savard est en politique ça fait 20 ans. Il est respecté par sa population. Il fait sûrement un bon travail. Il est aussi préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay. Il est élu par ses pairs. Il fait sûrement là aussi un bon travail parce que les gens lui ont fait confiance. »

Serge Simard affirme s’être entretenu avec Gérald Savard sur le sujet, au cours des derniers jours. 

« Qu’est-ce qui s’est passé là ? Je suis obligé de dire que M. Tremblay avait son style. M. Tremblay était avare de papier. Il l’a toujours été. D’ailleurs, les gens de l’opposition l’ont dit tout le long de son mandat. Il avait son spécialiste, l’avocat, qui a vraiment bien expliqué le contrat, a donné les tenants et aboutissants, les passages importants du contrat. M. Savard m’a dit qu’il a posé des questions. Le maire lui a répondu que c’était pareil comme ça dans l’ensemble de la municipalité et il a signé parce qu’il n’avait pas eu de papiers au préalable. Sans défendre M. Savard, je dois vous dire que c’est aussi comme ça qu’on m’a expliqué que ça s’était passé. »

Serge Simard estime que Gérald Savard n’est pas le premier à apposer sa signature sur des documents sans en avoir fait la lecture au préalable. 

« Au conseil de ville de Saguenay dans le mandat de M. Tremblay, il y a beaucoup de conseillers qui se sont plaints de ne pas avoir les documents assez rapidement pour être en mesure de mettre l’autorisation du conseil et on n’a pas condamné les conseillers, parce que c’est comme ça que ça fonctionnait. C’était difficile d’avoir des informations supplémentaires à celles qu’on nous donnait. J’ai vécu ça moi-même. » Serge Simard réitère sa confiance en Gérald Savard. « Il a toujours bien servi sa population. Il n’a jamais voulu faire mal les choses. Moi, j’ai confiance en M. Savard. »