« Ce qui fait plaisir dans ces nominations, c'est quand le travail de tes collaborateurs est souligné. Un film, c'est une oeuvre collective, le talent de trois acteurs est relevé, je suis vraiment content », souligne Sébastien Pilote, dont le film Le démantèlement cumule sept nominations en prévision de la soirée des Jutra.

Sept nominations pour «Le démantèlement»

Le film Le démantèlement, du cinéaste saguenéen Sébastien Pilote, cumule sept nominations pour le gala des Jutra. Le grand rendez-vous du cinéma québécois sera présenté le 23 mars. Le long métrage, tourné essentiellement à Hébertville au Lac-Saint-Jean, est en nomination dans les catégories Meilleur film (ACPAV Bernadette Payeur, Marc Daigle), Meilleure réalisation (Sébastien Pilote), Meilleur acteur (Gabriel Arcand), Meilleure actrice de soutien (Sophie Desmarais), Meilleur acteur de soutien (Gilles Renaud) et Meilleure direction de la photographie (Michel La Veaux) en plus du Film s'étant le plus illustré à l'extérieur du Québec.
«Ce qui fait plaisir dans ces nominations, c'est quand le travail de tes collaborateurs est souligné. Un film, c'est une oeuvre collective, le talent de trois acteurs est relevé, je suis vraiment content», commente celui qui souhaitait à tout le moins que la direction photo soit en nomination.
Joint au téléphone à sa résidence de Chicoutimi, le cinéaste, que les gens ont découvert lors de son premier film, Le vendeur, avec Gilbert Sicotte (Meilleur acteur aux Jutra 2012), s'est dit très heureux. «Les nominations dans les concours, galas ou festivals sont souvent subjectives. On essaie de ne pas trop s'en faire avec ça, car on deviendrait fou, mais quand on en fait partie, on s'en réjouit. On le prend quand ça passe. On sait que les gens accordent beaucoup d'importance à ces événements et ça nous rattrape aussi de sorte qu'on est flatté de faire partie de ces récompenses», commente le Chicoutimien.
Impact
Conscient de l'impact que peut avoir une nomination aux Jutra, Sébastien Pilote se réjouit de savoir que son film est encore en salle. «Le film est diffusé à Montréal, au cinéma Beaubien, et dans les réseaux parallèles comme les ciné-clubs. Je sais qu'on y fait encore bonne figure, la salle est toujours pleine, les gens m'en parlent. On vient de dépasser 500 000 spectateurs, ce qui n'est pas rien pour ce genre de cinéma. On est vraiment satisfait, c'est un objectif qu'on s'était fixé et qu'on souhaitait atteindre», relate le réalisateur qui suit de près ce qui se passe en France, son oeuvre étant également en nomination au titre du Film s'étant le plus illustré à l'extérieur du Québec.
40 salles en France
Le démantèlement est présenté dans 40 salles en France. «Nous avons dépassé les 20 000 spectateurs, c'est quand même le Centre Bell, c'est un disque d'or», image le cinéaste qui est présentement en période d'écriture pour d'autres projets à venir sur lesquels il se montre discret.
Pour ceux que ça intéresse, Sébastien Pilote présentera Le démantèlement le lundi 10 février à la Salle François-Brassard du Cégep de Jonquière dans le cadre des projections du Ciné club. Le cinéaste sera disponible pour répondre aux questions des cinéphiles.