Joyce Leyiam, Étienne Bergeron, Joanie Canuel, Marc-André Lavoie, Marie-Line Gosselin et David Poulin garderont un souvenir du Sommet du G7 comme étant l’occasion où ils ont fait leur début au sein de la chaîne Fairmont.

Sept étudiants décrochent un emploi au Fairmont

(Denis Villeneuve) - La tenue du Sommet du G7 au Fairmont Manoir Richelieu laissera un souvenir indélébile pour sept étudiants en cuisine et pâtisserie du Centre de formation professionnelle (CFP) Jonquière, édifice Arvida, qui auront l’occasion de débuter leur carrière au sein de la chaine hôtelière de renom après s’être fait offrir un emploi.

De retour au Saguenay mardi après avoir œuvré dans le cadre d’un stage rémunéré pour la tenue du G7, les étudiants rencontrés, parmi le groupe de 25, étaient ravis de l’expérience vécue dans la grande cuisine du Manoir. « Notre travail a consisté à la préparation des buffets destinés au personnel affecté à la sécurité du Manoir pendant le sommet » explique, Marie-Line Gosselin, originaire de Saint-Prime. Les tâches reliées au roulement des buffets, à ce que tout soit servi chaud et en bon état de consommation, à la préparation d’aliments ont été le lot de la plupart. Trois à quatre fois par jour, des inspecteurs de Santé Canada veillaient à ce que tout soit conforme au plan sanitaire.

Marc-André Lavoie, de Saint-Ambroise, avoue qu’avoir œuvré dans les cuisines du Manoir n’a rien de comparable avec ce qui se passe en formation au CFP Jonquière.

« Les gens sont vraiment proches. Le lendemain de notre arrivée, tout le monde savait nos noms qui étaient inscrits sur nos vestes. C’était une atmosphère de camaraderie et les gens avaient le sourire », affirme M. Lavoie.

Sa future collègue renchérit en affirmant que le chef, Pierre-Laurence Valton-Simard, originaire de Roberval (voir autre texte), a passé le message à l’effet que le Manoir Richelieu était un établissement cinq étoiles et qu’il fallait que le personnel le soit également.

L’autre aspect qui a semblé impressionner les participants est toute la hiérarchie existant au sein de l’établissement puisque lors du sommet, les grands chefs du Reine-Elizabeth, du Château Laurier et du Château Montebello ont été assistés de plusieurs sous-chefs, chefs de partie, cuisiniers et commis ayant à travailler aux sections entrées, viandes, pâtisserie, bar à salade, bref, tout ce qu’on retrouve sur les grandes tables.

Surprise
La rencontre de fin de stage a été l’occasion pour certains de vivre une belle surprise alors qu’une lettre personnalisée leur a été remise dans laquelle Fairmont leur offre un emploi.

« Ce sont les sous-chefs qui ont discuté ensemble et analysé le travail de chacun. Nous avons rencontré le chef qui nous a dit que nous étions acceptés sur le champ sans même avoir d’entrevue », explique Mme Gosselin.

Les nouvelles recrues débuteront leur carrière dans la première quinzaine de juillet et se montrent ravies d’œuvrer au sein d’une grande chaîne hôtelière mondiale offrant la possibilité de voyager, d’apprendre des langues étrangères et surtout de perfectionner leur art dans des domaines très spécialisés.

Selon Carl Dumas, directeur adjoint au CFP Jonquière, il ne faut pas se surprendre des offres faites aux étudiants finissants en raison de la qualité de l’enseignement, mais aussi du fait qu’il y a pénurie de main-d’œuvre dans ce domaine comme ailleurs. « Pour 20 postes disponibles en restauration, je n’ai qu’un seul étudiant à leur offrir ».

C’est ce qui explique que les 18 autres étudiants participants ont refusé ou ne pouvaient accepter d’emplois au Manoir, la plupart étant déjà placés.

Super expérience
M. Dumas conclut que l’expérience vécue avec le Manoir Richelieu a été une expérience enrichissante puisque les élèves ont su répondre aux attentes, la plupart s’étant démarqués par leur attitude positive et leur proactivité, comme en a témoigné dans un courriel Isabelle Gaboury, gérante Talent et culture par intérim du Manoir. « Nous avons offert à sept d’entre eux de poursuivre leur travail avec nous pour la saison. Cette première fût une très belle réussite et nous espérons de tout cœur que ce partenariat se poursuive encore plusieurs années », y lit-on.

Pierre-Laurence Valton-Simard

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PIERRE-LAURENCE VALTON-SIMARD DERRIÈRE LES FOURNEAUX DURANT LE G7

(Meghann Dionne) - C’est mission accomplie pour le Robervalois Pierre-Laurence Valton-Simard, chef des cuisines à l’hôtel Fairmont Le Manoir Richelieu dans Charlevoix, et sa brigade de 130 cuisiniers.

L’événement vient à peine de se terminer que l’équipe de cuistots se prépare à nourrir très bientôt trois autres groupes qui viendront participer à un congrès ou un banquet au manoir. 

« On est tous fatigués. On s’en remet tranquillement. Au moins, on peut dire qu’on a l’habitude de faire de gros événements importants […]. Je demanderais à mes équipes de le refaire demain matin et tous accepteraient », lance sans hésitation Pierre-Laurence Valton-Simard. 

Ce dernier ajoute que, sans l’ombre d’un doute, cuisiner pour le gratin politique marquera la carrière de tous ceux qui y auront mis la main à la pâte dans l’une ou l’autre des nombreuses cuisines de ce grand complexe cinq étoiles. 

Pour arriver à nourrir les hauts dirigeants, leurs conjoints, mais aussi le personnel qui assurait la sécurité des lieux et des invités, les fourneaux ont été en marche 24 heures sur 24 du 1er au 11 juin. 

Il était impossible pour le manoir de préparer d’avance certains plats ou accompagnements. Des inspecteurs de Santé Canada devaient être sur place lorsque le personnel en cuisine concoctait les repas destinés à être servi durant le G7. Cette mesure visait spécifiquement à assurer la protection des personnalités venues de l’international. 

« C’est une grosse contrainte, mais j’ai rappelé à mon personnel de faire comme à l’habitude et de ne pas se stresser. Puis à la fin, on a eu des bons commentaires. Santé Canada nous a mentionné qu’on était très hygiéniques et qu’on travaillait bien », se félicite Pierre-Laurence Valton-Simard. 

M. Valton-Simard vient tout juste de publier les menus, jusqu’à maintenant gardés secrets, sur sa page Facebook personnelle. Omble de chevalier aromatisé au thé du labrador, veau à la sauce Foyot, homard à l’estragon. Les panses des dirigeants des sept puissances mondiales ont été bien remplies. Rien n’a été laissé au hasard. 

L’une des missions qu’Affaires mondiales Canada avait donné au Manoir Richelieu était de mettre en valeur les produits du terroir de Charlevoix. 

« En général, dans des événements comme celui-là, c’est très large parce qu’il faut représenter tout le pays, mais là vraiment, on nous a donné le feu vert pour mettre de l’avant nos produits locaux », indique le cuisinier.