La pertinence d’avoir sept casernes dans le secteur sud, dont celle de Saint-Gédéon, sera étudiée en vue du prochain schéma de couverture de risques, qui entrera en vigueur en 2019. — photo le quotidien, laura lévesque

Sept casernes sous la loupe

Les casernes d’Hébertville-Station, d’Hébertville, Métabetchouan, Lac-à-la-Croix, Saint-Gédéon et Desbiens passeront sous la loupe de la Régie des incendies.

L’organisme responsable du schéma de couverture de risques dans la MRC Lac-Saint-Jean-Est mandatera une firme pour analyser la pertinence d’avoir sept casernes réparties dans les six municipalités.

Cette étude s’impose avec la possible fermeture de la caserne d’Hébertville-Station, annoncée en début d’année et justifiée notamment par des coûts importants de rénovation. La présence des autres casernes en faisait aussi une installation superflue, selon des administrateurs de la Régie. La localité jeannoise, rappelons-le, serait l’une des premières au Québec à perdre sa caserne. 

Les sept casernes qui seront analysées appartiennent aux localités, mais elles pourraient devenir la propriété de la Régie. 

«C’est ce qu’on veut analyser dans l’étude. Les équipements appartiennent à la Régie. Est-ce qu’on pourrait tout réunir sous la régie, même les casernes?», précise Réal Côté, président de la Régie, secteur sud, et également maire d’Hébertville-Station. 

Étude prévue

Une étude était déjà prévue pour analyser la pertinence d’avoir trois casernes sur le territoire comprenant Saint-Bruno, Hébertville-Station et Hébertville. La Régie a d’ailleurs reçu une aide financière de Québec de quelques milliers de dollars pour réaliser cette étude. L’organisation a cependant décidé d’étendre l’analyse à tout le sud de la MRC. 

«On pense à l’avenir, à un horizon de 10 ans. On a d’ailleurs fait une autre demande de subvention, étant donné la plus grande ampleur de l’étude. Mais on en est aux balbutiements. On pense donner le contrat à une firme avant l’été», répond Réal Côté. 

Est-ce que plus d’une caserne pourrait fermer ? Est-ce que la construction d’un édifice plus central et plus grand serait la solution pour desservir le sud ? Le président de la Régie refuse de commenter davantage le dossier, préférant attendre les résultats de l’étude. 

En février dernier, toutefois, la fermeture de la caserne d’Hébertville-Station semblait une certitude. La régie refusait de payer pour le nouveau véhicule, tandis que des travaux de 150 000 $ étaient nécessaires sur le bâtiment. 

Étant donné la proximité des casernes de Saint-Bruno (moins de trois kilomètres) et d’Hébertville (moins de huit kilomètres), le gouvernement ne supporte pas financièrement la municipalité dans ces travaux. Les assurances des citoyens ne seraient pas non plus affectées si la caserne est écartée du prochain schéma de couverture de risques, qui entrera en vigueur en 2019.