L’agente à la prévention et aux communications à la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU), Josée Poitras, rappelle que la base de Roberval couvre 40 % du territoire québécois.

Sept autres pompiers forestiers sélectionnés pour combattre les feux en Australie

Sept pompiers provenant de la base de Roberval de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) ont été sélectionnés parmi les 20 pompiers forestiers devant participer aux prochains déploiements des ressources canadiennes vers l’Australie.

Trente et un pompiers de la province ont participé récemment aux tests physiques exigés au Canada pour être qualifié pompier de type 1.

On la nomme la base de Roberval, mais le territoire que la base doit couvrir est grand, très grand même et il inclut plusieurs autres municipalités.

« La base de Roberval est vaste, elle couvre 40 % du territoire québécois de forêt à protéger », confirme Josée Poitras, agente à la prévention et aux communications à la SOPFEU, lors d’une visite des bureaux.

En incluant l’agent de protection qui s’ajoutera au groupe, ils seront huit au total à s’envoler prochainement vers l’Australie afin de combattre les feux de forêt.

« Ils seront sept pompiers plus un agent de protection. De ce nombre, on a une pompière de Roberval, deux pompiers et l’agent de protection sont de Chibougamau, deux pompiers de La Tuque et deux pompiers de notre base de Duchesnay, à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier », ajoute-t-elle.

Travail exigeant

S’ils doivent se soumettre à un examen d’endurance physique avant leur départ, c’est dû au fait que ce genre de mission ne sera pas de tout repos pour les pompiers sélectionnés.

« Ils partent en fin de semaine. Ils se sont préparés pour une mission de 31 jours. Rendus là-bas, ils travaillent souvent 12 à 14 heures par jour sur les sites de feux. Ils vont travailler sept jours sur sept. c’est pour ça que cela prend des pompiers en forme », explique la responsable des communications.

Parmi les tâches qu’ils devront effectuer sur les sites de combat, les pompiers déployés devront faire du brûlage dirigé, de l’arrosage et de l’abattage. « Il y a beaucoup d’abattage à faire pour se rendre sur les lignes de feux. »

L’entrepôt de la base de Roberval regorge de matériel nécessaire au combat contre les feux de forêt.

Différences

Même si les techniques de combat qui seront utilisées en Australie demeurent sensiblement les mêmes que celles au Québec, les équipes devront s’ajuster à la réalité d’un territoire plus aride.

« La configuration et les plans de combat sont différents. En Australie, ce qui est différent du Québec, c’est qu’il n’y a pas beaucoup de points d’eau et c’est très montagneux. Ça va prendre des mois avant d’éteindre tous ces feux-là. »

À la question si ce genre de mission est risquée, Josée Poitras est catégorique. « Au niveau des feux de forêt, ce sont toujours des missions risquées. En Australie, c’est d’une intensité jamais vue avant là-bas. »