Au final, dans la région, il n’y aura eu des jours de grève qu’au Centre touristique du Lac-Kénogami.

Sépaq: un mois pour présenter l’entente de principe

Une entente de principe est intervenue samedi, un peu avant 4 h du matin, entre la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) et ses employés membres du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ). Cette entente permet d’éviter de justesse une grève générale des employés de la Sépaq en pleine période des vacances de la construction au Québec.

Le syndicat doit maintenant entreprendre une tournée de la province afin d’aller présenter l’entente aux quelque 2500 employés de la Sépaq. Un processus qui pourrait prendre un peu plus d’un mois selon la présidente régionale du SFPQ, Brigitte Claveau. Les vacanciers pourront donc profiter des établissements de la Sépaq sans aucune perturbation.

« On est très contents du dénouement. On est contents d’en arriver à une entente qui satisfait les deux parties et qui fait en sorte que les impacts d’une possible grève sur les Québécois soient évités », a déclaré, par voie de communiqué, le responsable des relations avec les médias à la Sépaq, Simon Boivin.

Celui-ci a du même coup confirmé le retour à la normale de toutes les activités de la Sépaq. Les réservations sont toutes maintenues et déjà, les visiteurs peuvent à nouveau réserver en vue des prochains jours.

« Dans les six établissements où nous étions déjà en grève, elle est arrêtée. Dans les 23 établissements des parcs nationaux et du gîte du Mont-Albert, il n’y aura pas de grève », a assuré le président général du SFPQ, Christian Daigle, en entrevue avec La Presse canadienne.

Peu de détails

Les deux parties n’ont pas voulu dévoiler de détails concernant l’entente de principe. Du côté de l’employeur, Simon Boivin a résumé ses commentaires au fait que l’accord « respecte la capacité de payer de la Sépaq » et qu’elle cadre « à l’intérieur des paramètres gouvernementaux ». Il soutient avoir bon espoir que les employés vont l’accepter, mais insiste sur le fait qu’il s’agit « de leur décision à eux ».

Pour le syndicat, Christian Daigle souhaite d’abord présenter la proposition à ses membres avant d’en révéler les détails aux médias. « Lorsqu’on a une entente de principe, c’est que les deux parties y trouvent leur compte et pour nous, c’est sûr qu’on a une entente satisfaisante. Oui, les salaires étaient au coeur de la dernière impasse et l’entente vient englober l’ensemble des clauses autant normatives que salariales », a-t-il déclaré.

Une semaine intense

La semaine s’est amorcée par le dépôt d’une seconde offre salariale patronale lundi. Puis, le syndicat a répliqué avec une contre-offre mardi, qui a été rejetée. La Sépaq a alors demandé l’intervention d’un conciliateur, ce qui a eu pour effet d’accélérer les pourparlers.

Les négociations ont repris mercredi après-midi, puis jeudi, une séance intensive s’est déroulée de 8 h 30 à 1 h 30 dans la nuit de vendredi. Finalement, vendredi, les négociations ont repris à 10 h 30 pour se conclure avec une entente entre 3 h 30 et 4 h samedi.

Les syndiqués réclamaient notamment une structure salariale unique à tous les employés ainsi que des augmentations de salaire qui respectent la hausse annuelle du coût de la vie. Ils demandaient également un certain rattrapage pour compenser les pertes des années antérieures.

L’arrivée du conciliateur, le début des vacances de la construction et la bonne volonté des deux parties sont tous des facteurs qui auraient contribué à cette entente in extremis. - Avec La Presse canadienne