Le début de la chasse à l’orignal devrait ressentir les effets de la grève à la Sépaq.

Sépaq: en grève pour le début de la chasse

À moins d’une entente de dernière minute, les employés syndiqués de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) amorceront un mouvement de grève, du samedi 21 septembre au jeudi 26 septembre. Plus de 500 employés participeront au débrayage qui aura des impacts sur le début de la saison de la chasse à l’orignal.

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) a annoncé les avis de grève qui vont toucher les 13 réserves fauniques de la Sépaq, le parc national d’Anticosti, ainsi que le service de ventes et de réservations du siège social à Québec. L’Auberge Port-Menier d’Anticosti sera également fermée.

Dans la région, les réserves fauniques Ashuapmushuan et des Laurentides sont touchées. La chasse à l’orignal à l’arbalète, à l’arme à feu et à l’arc débute le 28 septembre dans la Réserve faunique Ashuapmushuan et elle se termine dimanche pour les chasseurs à l’arc et à l’arbalète. Pour la Réserve faunique des Laurentides, il est possible de chasser le gibier à l’arbalète et à l’arc depuis le 14 septembre, jusqu’au 29. Elle reprend du 5 au 20 octobre à l’arme à feu.

La Sépaq et le SFPQ n’ont toujours pas réussi à trouver un terrain d’entente vers une nouvelle convention collective. Une entente de principe avait été conclue avant le début des vacances de la construction, pour finalement être rejetée par les employés lors d’une assemblée.

50 % de plus dit la Sépaq

Selon un communiqué envoyé en début de soirée par la Sépaq, le « SFPQ fait exploser de près de 50 % le coût de ses demandes par rapport à l’entente de principe qu’il jugeait pourtant lui-même satisfaisante en juillet ».

Responsable des relations avec les médias à la Sépaq, Simon Boivin a confirmé par téléphone que les établissements visés vont demeurer ouverts, mais que des impacts se feront sentir. Un plan de contingence a été mis en place, « pour faire en sorte de garder les établissements visés ouverts, même s’il y a un débrayage ». Le fonctionnement sera toutefois à effectifs réduits.

Néanmoins, les chasseurs qui ont pris un forfait avec guide pourraient bien se retrouver le bec à l’eau, tout comme ceux qui ont payé un plan avec les repas inclus, par exemple. Le ménage des chalets loués pourrait aussi ne pas être fait, a indiqué, M. Boivin.

Les visiteurs qui pourraient subir des effets négatifs du mouvement de grève sont invités à communiquer avec la Sépaq.

« On va évaluer au cas par cas, mais si la personne qui avait payé pour un guide n’a pas obtenu ce service, on va lui offrir une compensation, de même que pour ceux qui auront été affectés négativement par le débrayage, a expliqué Simon Boivin. On veut que les utilisateurs soient affectés le moins possible par les négociations en cours. »

Ce dernier a convenu que les cadres appelés en renfort ne pourront complètement remplacer les quelque 500 employés en grève.

Une rencontre était prévue entre les deux parties mercredi, mais le porte-parole de la Sépaq ne pouvait fournir de détails. La partie patronale s’est montrée mécontente de la décision du syndicat. « La Sépaq ne cache pas sa déception et son incrédulité face à cette approche cavalière qui va à l’encontre de l’attitude d’ouverture et d’écoute dont le processus de négociation devrait être empreint, peut-on lire dans le communiqué. La partie patronale entend poursuivre ses discussions avec le syndicat avec l’assistance du conciliateur afin de parvenir le plus rapidement possible à une entente négociée. »