Sept personnes ont participé à la consultation sur le projet de décret lié à la création d'une zone d'intervention spéciale dans les secteurs inondés.

Secteurs inondés: sept personnes aux consultations

Seulement sept personnes ont participé à la consultation publique sur le projet de décret lié à la création d'une zone d'intervention spéciale dans les secteurs inondés.
Cette situation s'explique par le peu de dégâts subi par les sinistrés lors des inondations printanières et la mise en place de réglementations bien définies par les localités. Des fonctionnaires du ministère des Affaires municipales ont présenté les grandes lignes du décret. « Son but est d'assurer la sécurité des gens et des biens pour le futur », a mentionné le directeur régional, Daniel Tremblay.
Dans la région, trois municipalités seront touchées par ce décret soit Albanel (secteur Eaux-Vives, de l'Écluse et Joseph-Eugène) Dolbeau-Mistassini (rivière Mistassini) et Saint-Félicien (secteur du Bôme). Une cinquantaine de bâtiments sont ciblés par le décret. Aucun de ces immeubles n'aurait subi de dégât majeur nécessitant un refus de rénovation ou de reconstruction.
En effet, selon le décret, lorsque les dégâts sont inférieurs à 50 % de la valeur foncière, les travaux sont permis. Dans le cas où les dégâts dépassent 50 % de la valeur foncière, la reconstruction sera interdite. Par contre, certains cas exceptionnels pourraient analysés par un comité d'experts pour rendre possible la reconstruction.
Un fonctionnaire de la MRC Maria-Chapdelaine, Jacques Potvin, a suggéré que cette norme du 50 % puisse être modulée, car la valeur foncière dans certaines localités est plus basse, ce qui pourrait fausser les données.
Il a aussi salué le fait que ce décret va permettre d'uniformiser les pratiques dans chacune des municipalités. « Il y a des municipalités qui ont appliqué les règles et d'autres non. C'est pour ça que le Québec s'est retrouvé dans cette situation cette année », a-t-il commenté.
Inondation printanière
Pour ce qui est des inondations printanières, 126 bâtiments ont été touchés dans 15 municipalités. Les municipalités de la région qui ne font pas partie du décret n'avaient pas de cartographie du territoire inondé cette année qui détermine les cotes de risques d'inondation comme celle de 0-20 ans, soit 5 % de chance d'être inondé par année.
Le décret devrait être adopté prochainement.