La scierie de Petit-Saguenay

Scierie de Petit-Saguenay: la mairesse Côté se fait rassurante

La mairesse de Petit-Saguenay, Ginette Côté, a été surprise par la sortie du président du Syndicat des producteurs de bois, Pierre-Maurice Gagnon, au cours des derniers jours, à l'effet qu'il faudrait empêcher l'octroi d'un volume de 30 000 mètres cubes de bois à la Scierie de Petit-Saguenay afin de ne pas compromettre les chances de relance de l'Usine de panneaux Norbord, mais elle se fait rassurante dans le dossier.
En entrevue, Mme Côté a mentionné que M. Gagnon est bien libre de déclarer ce qu'il veut, mais elle juge que l'octroi de 30 000 mètres cubes de feuillus ne serait pas suffisant pour compromettre la relance de l'usine de Chambord. Vérification faite par Mme Côté auprès du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs, Mme Côté assure que la demande déposée suit son cours et que rien n'indique que les pressions politiques effectuées par M. Gagnon auront de l'influence dans la décision finale, affirme Ginette Côté.
Elle rappelle que la scierie de Petit-Saguenay n'a repris ses opérations que depuis huit mois seulement et qu'une vingtaine d'emplois ont été créés à l'usine et autant en forêt. «Pour l'ajout d'une deuxième ligne de sciage, on a besoin du 30 000 mètres cubes et il est question de création d'emplois dans l'air», affirme-t-elle.
Elle rappelle l'importance relative qu'a la scierie de Petit-Saguenay pour l'économie locale du Bas-Saguenay puisqu'elle procure une vingtaine d'emplois, sur une population active totale d'environ 325 personnes à Petit-Saguenay.
Elle espère un règlement rapide de ce dossier pour permettre à la scierie de poursuivre son expansion.
Elle a terminé en exprimant sa solidarité avec la population de Chambord. «Nous avons nous-mêmes connu des difficultés avec notre scierie et nous sommes de tout coeur avec les gens de Chambord. Ce sont des épreuves que nous ne souhaitons à personne de vivre.»
Elle croit que l'usine de Chambord nécessite du bois de pâte, alors que la scierie de Petit-Saguenay s'approvisionne en bois de sciage. Le projet de Chambord se situe donc davantage en complémentarité qu'en compétition avec ce qui se fait à Petit-Saguenay.