Avec le feu vert de Santé Canada, A3 Surfaces peut maintenant utiliser la chambre test aménagée à l’hôpital de Chicoutimi il y a plus d’un an. Un protocole de recherche, d’une durée de six semaines, doit être réalisé pour tester la technologie en milieu hospitalier avant de la déployer ailleurs, dans le système de santé.
Avec le feu vert de Santé Canada, A3 Surfaces peut maintenant utiliser la chambre test aménagée à l’hôpital de Chicoutimi il y a plus d’un an. Un protocole de recherche, d’une durée de six semaines, doit être réalisé pour tester la technologie en milieu hospitalier avant de la déployer ailleurs, dans le système de santé.

Santé Canada donne le feu vert à A3 Surfaces

Santé Canada autorise A3 Surfaces à utiliser son aluminium anodisé autodésinfectant en milieu médical. Au lendemain de la sortie de plusieurs reportages portant sur cette technologie qui permet à l’aluminium de tuer les bactéries et les virus, dont possiblement le coronavirus, l’organisme fédéral de réglementation a donné le feu vert. La technologie, utilisée sur les surfaces fréquemment touchées comme les poignées de porte et les mains courantes, permettrait de réduire significativement la transmission de maladies.

« Nous avons eu la nouvelle en début de semaine. Nous n’étions pas surpris, car on savait que ça allait bientôt arriver. Ça fait quand même depuis 2015 que nous sommes en démarche avec Santé Canada. Nous pouvons donc entamer les prochaines étapes pour ensuite être en mesure de déployer nos produits dans le réseau de la santé », confirme Guy Leblanc, coactionnaire de A3 Surfaces.

L’entreprise a reçu une autre bonne nouvelle, cette semaine. Leur technologie pourra être testée plus rapidement que prévu avec la COVID-19. Avec les scientifiques débordés pour trouver un vaccin, il était en effet utopique de penser à de tels tests avant quelques mois. « Nous avons trouvé une solution qui nous permettra de le tester dans les prochaines semaines. C’est une opportunité inespérée que nous avons. Nos pièces ont été envoyées à l’équipe d’experts qui feront les différentes analyses », indique M. Leblanc.

Maintenant que Santé Canada donne son autorisation pour l’utilisation médicale, l’entreprise saguenéenne entame son dernier droit. A3 Surfaces doit réaliser une analyse de risque, une procédure habituelle, avant de commencer le protocole de recherche sur la chambre test de l’hôpital de Chicoutimi, lequel devrait durer six semaines.

Une chambre du centre hospitalier, rappelons-le, a été complètement conçue avec des produits de A3 Surfaces. L’entreprise attendait le feu vert de Santé Canada pour l’utiliser à des fins scientifiques. À la fin de ces deux étapes, les produits pourront être utilisés dans le milieu médical, dont les CHSLD, les hôpitaux et autres établissements de santé.

Pour ce qui est du grand public, le milieu institutionnel et le secteur commercial, que ce soit les compagnies de croisières, les chaînes de restauration ou le commerce au détail, le feu vert est attendu dans quelques semaines, espèrent A3 Surfaces.

« Ce n’est pas la même autorisation. Pour l’instant, nous pouvons aller de l’avant avec le matériel médical, car notre produit est considéré comme un instrument médical. Pour le grand public, nous devons attendre, mais on a bon espoir que ça va débloquer rapidement », commente le docteur Leblanc.

Même si cette autorisation n’a pas encore été délivrée, la demande pour cette technologie a carrément explosé, cette semaine. A3 Surfaces a reçu une tonne de demandes provenant de différents secteurs et pays. Les actionnaires prévoient toujours ouvrir leur première usine en novembre 2020 à Saguenay. La seconde usine, qui devait ouvrir l’année suivante, selon leurs premières estimations, devrait voir le jour plus rapidement.

« La demande est très forte. Seulement avec les commandes en pourparlers, nous serions rapidement à pleine capacité à Saguenay. Nous pourrions ouvrir plus rapidement à Montréal ou dans la grande région de Montréal. Et notre concept de licence (qui permet à une usine déjà opérationnelle d’ajouter cette technologie) devrait bien répondre à la demande pressante. Car ça serait impossible, avec deux usines, de répondre à la demande mondiale », pointe M. Leblanc.