Si l'usine de pâte de Saint-Félicien se trouvait en danger avec la perte de clients due aux pressions de Greenpeace, le projet de 100 M$ des Serres Toundra pourrait ne pas se concrétiser.

Sans vapeur, pas de serres

Si l'usine de pâte de Saint-Félicien se trouvait en danger avec la perte de clients due aux pressions de Greenpeace, le projet de 100 M$ des Serres Toundra pourrait ne pas se concrétiser.
Une inquiétude qu'émet du bout des lèvres le maire Gilles Potvin. «Pour que le projet de serres fonctionne, ça prend des garanties d'approvisionnement de vapeur. Il faut que l'usine fonctionne pour ça. Si elle est fragilisée par un manque de commandes, c'est certain que ça inquiète», commente-t-il prudemment.
Cette semaine, le Quotidien a appris que le géant du papier tissu Kimberley-Clark n'achetait plus de pâte kraft fabriquée à Saint-Félicien.
Gilles Potvin travaille depuis des années pour que le projet d'Écoparc voir le jour. Un partenariat avec Résolu et des investisseurs locaux, la famille Fradet, a donné naissance aux serres Toundra. En revanche, les pressions de Greenpeace contre Résolu pourraient tout bousiller.
«Il y a des alternatives pour avoir de l'énergie d'appoint comme un taux préférentiel d'électricité et l'utilisation du gaz naturel. Par contre, sans l'énergie de l'usine de pâte qui est à faible coût, le projet va devenir moins rentable», a-t-il déclaré.
Stratégie régionale
Gilles Potvin pense qu'il est urgent que la région se dote d'une stratégie régionale pour que Résolu retrouve sa norme FSC sur deux territoires de la région. Aussi, que des discussions soient entreprises avec Greenpeace pour calmer le jeu. La guerre ne pourra pas se poursuivre indéfiniment.
«Le nouveau gouvernement aura un rôle très important à jouer. Il faut rétablir les faits et susciter un climat de confiance et démontrer à Greenpeace que la manière d'exploiter la forêt au Québec et dans la région se fait dans le respect de l'environnement. Nous avons un gros défi devant nous» ", a-t-il mentionné.
Finalement, Gilles Potvin espère que le nouveau gouvernement règle les questions litigieuses entourant l'obtention de la norme FSC. Ultimement, ce sont d'autres territoires forestiers qui seront privés de la certification environnementale, s'il n'y a pas de plan de rétablissement du caribou forestier d'instauré et pas d'entente obtenue avec les Cris.
Lpotvin@lequotidien.com