Claire Deschênes, gestionnaire des loisirs PSP, Sarah-Ann Blackburn, animatrice en chef, et Ève Bergeron, animatrice spécialisée, travaillent conjointement avec les animatrices pour que le camp se déroule dans le plaisir et le respect.
Claire Deschênes, gestionnaire des loisirs PSP, Sarah-Ann Blackburn, animatrice en chef, et Ève Bergeron, animatrice spécialisée, travaillent conjointement avec les animatrices pour que le camp se déroule dans le plaisir et le respect.

S'amuser différemment au camp de jour PSP

Étant habitués à un été rempli de sorties et de jeux de ballon, les jeunes du camp de jour du Programme de soutien du personnel (PSP) ont dû s’adapter à la version COVID-19 de l’édition 2020. Le plaisir n’est toutefois pas moins grand pour autant. Ayant plus de temps avec leurs animateurs, ils ont l’occasion de créer des liens plus forts. De plus, puisque plusieurs activités physiques ont dû être interdites en raison des mesures sanitaires, de nombreux enfants ont découvert un nouvel intérêt envers l’art et les jeux plus intellectuels.

Claire Deschênes, gestionnaire des loisirs PSP à la Base des Forces canadiennes de Bagotville, explique que l’équipe du camp de jour a travaillé sur une façon d’aller de l’avant malgré la pandémie dès le début du confinement. Étant donné que certains parents ont un métier essentiel au bon déroulement des services sur la base, une solution devait leur être offerte pour l’été.

« Le camp PSP existe principalement pour les enfants des membres de la communauté, qu’ils soient militaires ou civils, sur la base. Normalement, nous avons entre 130 et 140 jeunes inscrits. Cette année, le nombre maximum que nous pouvions accueillir selon nos locaux était de 74. Notre mandat était de monter un camp pour nos militaires dont le travail est essentiel et nous y sommes arrivés », a-t-elle souligné.

Habituellement, les locaux du camp de jour PSP ne se trouvent pas directement sur la base militaire, mais au Centre de ressources pour les familles des militaires (CRFM). Cette année, étant donné l’annulation des camps de cadets en raison de la COVID-19, les enfants ont pu occuper les lieux qui leur sont normalement réservés.

Plusieurs enfants ont découvert de nouveaux intérêts envers l’art.

« Nous avons été chanceux, car avec la distanciation physique, nous aurions seulement pu accueillir trois ou quatre jeunes par groupe dans nos anciens locaux. La survie du camp aurait donc été difficile », a ajouté Mme Deschênes.

Mesures sanitaires strictes

Étant donné l’obligation de respecter chacune des mesures sanitaires imposées par la Santé publique et les Forces armées canadiennes pour que le camp ait lieu, les animateurs et les enfants les prennent à cœur.

« Les enfants, ça reste des enfants, a affirmé Sarah-Ann Blackburn, animatrice en chef. Ils ont testé nos limites, mais ont rapidement compris l’importance du respect des mesures. La plupart étaient également habitués aux flèches sur le sol, au lavage des mains et aux places attitrées grâce à l’école, où les mesures étaient semblables. »

Le respect des mesures exige toutefois une logistique précise de la part de l’équipe d’animation. Lorsqu’un groupe utilise un jeu ou de l’équipement une journée, un autre groupe devra attendre au lendemain pour l’utiliser après le passage de l’équipe d’entretien.

Tout comme ses collègues, Raphaëlle Arpin, animatrice pour les 9-12 ans, s’assure que les jeunes soient occupés, mais que les mesures sanitaires soient respectées.

« Il faut faire très attention en travaillant avec les enfants des militaires, puisqu’ils peuvent être appelés à aider les gens partout à travers le monde. Il faut donc protéger notre communauté », a précisé Mme Deschênes.

Découvrir de nouveaux intérêts

Alors que les enfants du camp PSP ont l’habitude de vivre des journées très chargées, au cours desquelles les jeux et activités physiques s’enchaînent sans cesse, la version COVID-19 du camp travaille la capacité d’adaptation chez les enfants et est axée sur la découverte de leur propre environnement.

« En plus d’avoir accès à la piste santé et aux parcs extérieurs, trois tentes militaires ont été mises à la disposition des enfants. Ils regardent des films, mais également des documentaires pour qu’il y ait une portion éducative », a mentionné l’animatrice en chef.

Chaque enfant doit s’installer à sa propre table, qui est nettoyée tous les soirs. Les groupes d’âge doivent également rester dans leurs sections réservées et suivre les flèches sur le sol pour se déplacer.

Des activités artistiques et des jeux intellectuels leur sont aussi proposés afin d’éviter les jeux de ballon où le contact entre les enfants est plus difficile à éviter. « Nous avons trouvé une manière d’intégrer dans la routine des enfants, qui ont besoin de bouger, des bricolages et des activités qui leur permettent de dépenser leur énergie autrement », a affirmé Mme Blackburn.

Dans les années passées, les jeunes partaient à la découverte d’un attrait touristique une journée par semaine. Cet été, ils découvriront plutôt la BFC Bagotville grâce à diverses visites guidées.

« Les enfants sont contents. Nous n’avons même pas reçu un seul commentaire négatif. Ils trouvent ça plaisant d’avoir le temps et l’occasion d’apprendre à connaître leurs animatrices et leurs camarades », a précisé Ève Bergeron, animatrice spécialisée.