Mélanie Villeneuve et Steve Dallaire organisent le Salon du disque de Saguenay depuis cinq ans.

Salon du disque de Saguenay: le Noël des amateurs de vinyles

Les passionnés de vinyles faisaient la file avant l’ouverture des portes du Salon du disque de Saguenay, samedi, pour tenter de dénicher les perles rares de cet événement qui en est à sa cinquième édition et qui se tient dans le sous-sol de l’église Saint-Isidore, à Chicoutimi.

Les organisateurs du salon, Mélanie Villeneuve et Steve Dallaire, compare cette journée à Noël. On y retrouve plus de 25 000 disques, en une occasion.

«On ne pourrait pas le faire plusieurs fois par année. C’est un rendez-vous spécial tant pour les vendeurs que les amateurs de disques», indique Mme Villeneuve.

«Avant même que les portes ouvrent, renchérit-elle, il y avait un vendeur qui avait déjà fait pour 600$ d’achat. Ils profitent du moment avant l’arrivée des clients pour fouiller dans les bacs des autres».

Ceux qui ont démarré cet événement parce qu’ils étaient eux aussi des passionnés de vinyles, sont satisfaits de la réponse du public. Bon an mal an, entre 500 et 600 personnes viennent jeter un coup d’oeil à la sélection de disques, parmi laquelle on retrouve cette année des films en VHS et des cassettes audio.

On faisait la file avant l’ouverture des portes, pour découvrir les perles rares.

«Le Salon du disque a fait des petits dans la région. On a qu’à penser à Planète Claire ou encore à Sunrise records. C’est beaucoup plus facile de trouver des vinyles aujourd’hui qu’il y a cinq ans», se souvient Steve Dallaire.

«Au début, on croyait que le vinyle, c’était une mode, mais si tu regardes le monde derrière moi, tu t’aperçois que c’est plus un mode de vie», image-t-il, à propos de cette passion qui touche les gens de «7 à 97 ans».

Raretés

Sur les lieux, il est possible de dénicher certaines pièces de collection. Un des disques les plus chers du salon se trouvait chez une détaillante qui se spécialise dans le métal. Pour se procurer le disque The Fox, du groupe Mask, il fallait débourser 250$. Cet album a été lancé par une maison de disque mexicaine, dans un très petit tirage.

Le producteur de spectacle, Robert Hakim, visite le salon chaque année. «Je peux repartir avec 10 ou 15 disques», raconte celui qui recherche des éditions rares des albums de ses groupes préférés, parmi lesquels on retrouve les Beatles.

«C’est un endroit où on peut faire de belles trouvailles», ajoute-t-il, disant ensuite qu’il fait le tour complet du salon avant d’arrêter ses choix.

Le producteur Robert Hakim vient y faire son tour chaque année.

Des fidèles

Si l’amour du vinyle s’est propagé dans une grande partie de la population, le salon peut compter sur un noyau dur de fidèles, tant chez les acheteurs que chez les vendeurs.

«Il y a une vingtaine de kiosques aujourd’hui. Il y a toujours des gens qui s’ajoutent, mais on peut dire qu’environ 90% des vendeurs nous suivent pratiquement depuis le début», affirme Steve Dallaire, qui explique cette assiduité par l’accueil chaleureux qu’il réserve à ses visiteurs.