Salon des animaux exotiques: à poil, à plumes et à écailles

Il n’était pas nécessaire de faire plusieurs heures de vol ou de traverser un océan pour se balader à dos de dromadaire ou de chameau, ce week-end. Les visiteurs du Salon des animaux exotiques de Saguenay, qui avait lieu samedi et dimanche au Pavillon sportif de l’Université du Québec à Chicoutimi, ont pu l’expérimenter, et les cinq bêtes qui avaient fait le voyage depuis l’Ontario ne semblaient pas trop s’en plaindre.

Le Salon des animaux exotiques, qui en était à sa 7e édition, a encore connu un franc succès. L’organisateur, Johnny Doré, s’attendait à un achalandage variant entre 21 000 et 24 000 personnes. Et l’organisateur était particulièrement heureux des nouveautés offertes cette année, notamment les chameaux et les dromadaires de Noah Therrien. Ce dernier, qui demeure en Colombie-Britannique, avait fait le voyage jusqu’à Saguenay depuis l’Ontario, où il avait participé à un autre salon. 

Les belles et imposantes bêtes ont évidemment attiré l’attention. « Nous sommes vraiment contents, car c’est une exclusivité au Québec en ce qui concerne les salons d’animaux », a fait valoir Johnny Doré. Noah Therrien, lui, était bien heureux de présenter ses animaux à la population saguenéenne. Pour une somme de 20 $, les visiteurs pouvaient grimper sur le dos d’un chameau ou d’un dromadaire et faire une petite balade. « Nous avons cinq bêtes, donc on fait bien attention de ne pas les épuiser. Quand il y en a un qui se couche par terre, on le laisse tranquille. Mais, vous savez, ces animaux sont habitués de marcher des centaines de kilomètres dans le désert avec deux hommes sur le dos, alors des petites balades comme ça, ça ne les embête pas tellement. Et on leur donne bien des gâteries ! », a affirmé Noah Therrien. 

Des tortues

Un peu plus loin, les tortues du Jonquiérois Serge Compartino attiraient également les petits et les plus grands curieux. Les tortues sulcata, soit les plus grandes tortues continentales après les fameuses tortues géantes des Galapagos. La journaliste a d’ailleurs pu tenir une gentille tortue de sept ans seulement, mais pesant déjà 30 livres. Serge Compartino a confié avoir une passion pour les bêtes à carapace depuis qu’il est tout petit. Ce week-end, il a partagé sa passion avec bien des visiteurs, qui s’arrêtaient pour se faire photographier. 

Le plus important exposant du salon, le Papanack Park Zoo, avait élu domicile à l’UQAC avec ses félins, notamment des lynx et un serval, ses wallabys et ses lémuriens, pour ne nommer que ceux-là. 

« Nous avions pas moins de 24 nouveautés cette année. Même les dinosaures articulés ont connu un véritable succès ! », a ajouté Johnny Doré.