La chapelle Saint-Cyriac a subi une cure de rajeunissement.

Salle comble à la chapelle Saint-Cyriac

Le comité derrière la rénovation de la chapelle Saint-Cyriac ne pouvait espérer mieux. La chapelle était remplie à craquer pour la réouverture officielle de la salle multifonctionnelle lors d’un concert de musique baroque qui mettait en vedette la violoniste Laura Andriani.

La population de Lac-Kénogami avait vraiment hâte de retrouver sa chapelle, qui a subi une cure de rajeunissement de 400 000 $. À un point tel que les organisateurs de l’événement ont été victime de leur succès. Ils ont dû refuser quelques spectateurs qui s’étaient présentés à la dernière minute pour acheter leur billet.

Sylvie Brassard, présidente du Réseau des organismes de Lac-Kénogami, prend la parole devant une salle pleine à craquer pour la réouverture de la chapelle Saint-Cyriac.

De nombreux politiciens étaient présents pour féliciter le Réseau des organismes de Lac-Kénogami (ROLK), l’équipe de bénévoles qui a démarré la mobilisation pour la sauvegarde de la chapelle.

Prenant la parole lors d’un mot protocolaire, la mairesse Josée Néron s’est rappelé sa rencontre avec la présidente du ROLK, Sylvie Brassard, une femme qui l’a impressionnée par sa détermination.

Il ne restait aucun siège libre pour le concert de Laura Andriani.

Josée Néron a aussi souligné le travail accompli par sa collègue de l’ERD, l’ancienne conseillère du secteur, Christine Boivin, et par son successeur, Jonathan Tremblay.

« Christine a donné l’ensemble de son budget de recherche de conseillère pour qu’on réalise un plan stratégique », a-t-elle indiqué, ajoutant que cette contribution avait été un premier pas vers la restauration de ce lieu pour la communauté.

Tous les élus présents ont félicité le travail des bénévoles qui a permis de sauver la chapelle.

Enthousiasme

Rencontré quelques minutes avant que les premières notes de musique ne résonnent dans la chapelle, le conseiller du secteur, Jonathan Tremblay, ne cachait pas sa fierté. « C’est un gros projet, qui a été fait dans un temps record. C’est là qu’on voit la force d’une communauté qui se rassemble et qui travaille dans un même objectif », a-t-il lancé.

Son enthousiasme était partagé par les députés fédéral et provincial de Jonquière, présents eux aussi pour cette nouvelle inauguration. Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault a estimé en entrevue que cette réouverture a été rendue possible grâce au travail des bénévoles. « Oui ça évoque le patrimoine, oui, ça évoque la culture... Mais c’est d’abord la mobilisation d’une communauté et de bénévoles. [...] Ils se sont tenus debout et ils ont travaillé, et ç’a donné ce résultat positif là. »

Karine Trudel, députée fédérale de Jonquière, a quant à elle aussi souligné l’importance d’avoir des lieux pour se rassembler. « Il y a ici beaucoup de volonté, de travail, mais surtout du cœur. La chapelle, c’est un lieu symbolique. Aujourd’hui, c’est un lieu de rassemblement pour les concerts... La chapelle demeure une courroie pour que les gens se rassemblent, tant pour la religion que pour la culture », a-t-elle affirmé.