Quelque 20 personnes étaient réunies hier soir à l'hôtel de ville de Sainte-Monique, en attente du résultat du référendum. Plusieurs jeunes étaient impliqués dans la campagne de promotion du projet.

Sainte-Monique appuie le projet

La population de Sainte-Monique a voté en faveur du projet de patinoire couverte, hier, lors d'un référendum, à 336 voix contre 187. Le conseil de ville pourra donc procéder au règlement d'emprunt de 1,1 M$ pour construire un toit en bois.
Cinq des six conseillers municipaux militaient en faveur du oui. La mairesse Dolorès Boily s'opposait à l'emprunt, étant d'avis que d'autres projets étaient plus prioritaires. Depuis les élections de 2013, il y a eu plusieurs tensions entre le conseil et la première citoyenne de Sainte-Monique.
Jointe hier en fin de soirée, Mme Boily assure qu'elle n'est pas déçue du résultat. « C'est la voix de la démocratie qui a parlé. Après tout, ce sont les citoyens qui payent. » Elle estime que la campagne s'est bien passée, même si elle n'a pas fait de porte-à-porte comme l'équipe des conseillers. « On a discuté de beaucoup de questions durant les séances du conseil et je ne jugeais pas nécessaire d'en faire plus. »
Quant à l'élu Bruno Boily, sa joie transparaissait au téléphone dimanche. « Ça nous enlève beaucoup de stress. Ça nous donne une tape dans le dos, confie-t-il. On a hâte de mettre la main à la pâte. Maintenant, on peut fignoler le projet et faire un appel d'offres. »
Le conseiller municipal admet que le référendum ait pu créer quelques conflits au sein de la population, mais il croit qu'ils se régleront rapidement. « Il y a toujours des gens qui prennent ça très à coeur », explique-t-il.
72 % des électeurs de Sainte-Monique ont exercé leur droit de vote. Cette forte participation réjouit Bruno Boily. « Tout le monde va pouvoir profiter de la patinoire. On va aussi lui trouver d'autres utilisations que pendant l'hiver, comme pour les festivals durant l'été », conclut-il.