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Le maire Denis Tremblay aura passé 28 années en tant que maire de Saint-Thomas-Didyme.
Le maire Denis Tremblay aura passé 28 années en tant que maire de Saint-Thomas-Didyme.

Saint-Thomas-Didyme: sortir des sentiers battus

Guillaume Pétrin
Guillaume Pétrin
Le Quotidien
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Après avoir passé les 28 dernières années en tant que maire de Saint-Thomas-Didyme, Denis Tremblay n’est plus qu’à quelques mois de prendre sa retraite de la vie politique municipale. Avec la crise de la COVID-19 qui s’étire, sa dernière année n’aura pas été de tout repos, mais il quitte avec le sentiment du devoir accompli et croit que son « petit village » a beaucoup à offrir à ceux et celles qui viennent le visiter ou s’y installer à long terme.

Si on ajoute la dizaine d’années où il a siégé comme conseillé, ça fait donc 38 ans que Denis Tremblay s’implique dans sa communauté. « Je l’ai fait mon bout (...) J’en ai fait beaucoup et là, c’est le temps de passer le flambeau. » Pour ce qui concerne la relève au sein de l’administration municipale, il ne s’inquiète pas trop non plus et il y voit là un signe de renouveau qui sera bénéfique à tous.

La mairie de Saint-Thomas-Didyme se trouve au sous-sol de l’église.

Au cours de toutes ces années en poste, il estime avoir développé une relation de confiance avec sa population et croit que si ses citoyens devaient le définir en quelques mots, « dynamique et optimiste » seraient probablement ceux qui reviendraient plus souvent.

S’il devait lui-même résumer en quelques mots son parcours politique municipal, il affirme sans détour avoir été un maire fier, visionnaire et faisant preuve d’honnêteté.

L’école primaire Jean XXIII occupe une place importante dans le cœur de la population.

« J’ai toujours travaillé en équipe et je n’ai jamais fait les choses pour moi-même. Toutes les décisions que j’ai prises l’ont été pour l’ensemble de la population en ayant la municipalité à cœur. Je voulais passer les projets pour qu’ils soient collectifs, comme pour l’embellissement du village », fait-il valoir.

En terme de projets à venir, il y a de gros travaux qui seront effectués cet été à la voirie. « On a deux rues à refaire cet été, la rue Jean-Paul Darveau et Sénéchal. On refait les rues au complet, en incluant les travaux d’aqueduc. On parle de coûts s’élevant à près de 2 M$. »

Comme l’épicerie du village a brûlé en 2018, c’est en quelque sorte le dépanneur qui a repris le mandat. Une succursale de poulet Fritou devrait être construite et annexée au bâtiment au cours de l’été.

Développement économique

Avec deux usines qui emploient une centaine de personnes, un secteur de villégiature qui apporte son lot de retombées économiques et qui permet de doubler la population locale quand l’achalandage atteint son plein potentiel, le maire croit que l’économie se porte bien dans son ensemble.

Rappelons que la population totale compte un peu moins de 700 habitants, mais que la superficie totale s’étend sur plus de 350 km2, ce qui en fait la plus grande municipalité de toute la MRC de Maria-Chapdelaine.

Annie-Pier Simard, propriétaire d’Annie Boulangerie et du Capitaine Bob.

Pour ce qui est de l’épicerie du village qui a brûlée en 2018, incendie criminel qui est en attente d’un verdict, le dépanneur et la station-service semblent avoir pris le relais en quelque sorte en offrant une plus large gamme de produits. Une succursale de poulet Fritou devrait également voir le jour cet été.

De plus, le restaurant Capitaine Bob, qui avait fermé ses portes à Normandin, a réélu domicile dans le local laissé vacant par le départ de la caisse Desjardins. On y retrouve aussi le commerce Annie Boulangerie et un salon de coiffure.

Dans le local laissé vacant par le départ de la caisse Desjardins, on retrouve les commerces Annie Boulangerie ainsi que le restaurant Capitaine Bob. Un salon de coiffure est aussi aménagé.

Le dossier de l’internet haute vitesse devrait aussi se régler prochainement. « Avec les récentes annonces gouvernementales, chaque résidence qui sera branchée à Hydro-Québec devrait y avoir accès. »

Plateforme pour camping rustique

Une toute nouvelle plateforme destinée au camping rustique sera aménagée cet été, sur le bord de la rivière Ashuapmushuan, dans le secteur du rapide Pémonca.

Le maire Denis Tremblay.

Située tout près de la P-49, les randonneurs, les conducteurs de véhicules tout-terrain et les amateurs de vélo de montagne pourront s’y rendre via un sentier aménagé par la municipalité. Elle sera également accessible à tous gratuitement.

Village à découvrir

La responsable des loisirs et du tourisme pour la municipalité, Angélique Truchet, mentionne que l’école primaire Jean XXIII occupe une place importante dans le cœur de la population.

Il y a aussi la Forge du Lac qui connaît une croissance intéressante. Pour toutes ces raisons et plus encore, elle affirme sans gêne que «Saint-Thomas-Didyme dans son ensemble est un village à découvrir. Oui, on n’est pas directement sur la route 169 et il y même des gens du Lac-Saint-Jean qui ne sont jamais venus ici, mais il faut sortir des sentiers battus, car il y a plein de choses à faire et à voir ici», conclut-elle.

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DE LA VIE AU LAC-À-JIM

Parmi les autres attraits positifs que l’on retrouve à Saint-Thomas-Didyme, il y a tout le secteur touristique du Lac-à-Jim qui s’ajoute à la liste, dont le camping qui représente un véritable « petit bijou méconnu au Lac-Saint-Jean » si on se fie aux paroles d’Angélique Truchet, responsable des loisirs et du tourisme pour la municipalité.

Une quarantaine d’emplacements avec trois services sont offerts en plus de quelques places supplémentaires pour les tentes. On retrouve aussi sur le site quelques chalets à louer et une marina rendant accessible à tous les plaisanciers le lac, d’une longueur totale de 11 km. 

Fouilles archéologiques

Cet été, l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) analysera le potentiel archéologique autochtone sur un site qui se trouve au bout du lac. Des fouilles seront faites et si elle s’avèraient concluantes, un projet touristique pourrait être ensuite mis de l’avant et ainsi offrir quelque chose d’unique.

« On sait que la vie autochtone autour du lac à Jim a toujours été, même quand les Blancs sont arrivés (...)  C’est la route des fourrures qui passait par la tête du lac. On sait qu’il y a eu de l’occupation dans ce secteur », raconte le maire Denis Tremblay.

Travaux d’infrastructures

Des travaux pour le système d’épuration des eaux usées pour le centre de villégiature sont aussi prévus dans l’échéancier à court terme. « C’est un projet que l’on doit faire depuis quelques années et on n’a pas de subvention, mais on doit le faire. Ce sera donc fait cet été, et ça coûtera environ 250 000 $. » 

De l’asphaltage sera fait sur le chemin du lac, des travaux évalués à plus de 200 000 $.