Le maire Lucien Boivin.

Saint-Prime en faveur de l'agrandissement

Les élus de Saint-Prime sont en faveur de l'agrandissement de la réserve innue de Mashteuiatsh. Ils comptent bien poursuivre leur implication dans le cadre des négociations territoriales découlant de l'Approche commune.
Le maire Lucien Boivin est à l'aise avec le contenu de l'Entente de principe d'ordre général et il est prêt à céder des terres au profit de Mashteuiatsh. Fermement, il affirme toutefois qu'il est hors de question d'agrandir davantage la zone que réclame la communauté montagnaise. «Nous n'irons pas élargir la portion de terre visée par la négociation pour répondre à des besoins de citoyens de Roberval, il faut bien s'entendre là-dessus.»
En gros, Saint-Prime entend céder la route de la Pointe-Bleue aux autochtones ainsi que la vaste plaine agricole située au pied de la côte du Cran.
«On ne peut rien changer dans les décisions qui ont été prises par nos prédécesseurs il y a plusieurs années. Les trois cultivateurs de Saint-Prime touchés ont été rencontrés. Il y a de l'inquiétude, mais ces gens ne sont pas montés aux barricades. On sait très bien qu'ils ne seront pas délogés, ni dans l'obligation de partir. Il y aura des ententes, tant au niveau des autochtones que des Primois», indique le maire Boivin, qui a toujours manifesté son ouverture dans ce dossier, à l'image de son prédécesseur, Bernard Généreux.
«Nous aurons des choses à proposer lors de la négociation. Celle-ci doit se faire en équilibre avec Roberval. Cela signifie que la ville voisine n'aura pas plus que Saint-Prime devra avoir. Nous sommes ouverts à poursuivre les discussions dans un esprit positif plutôt que se braquer.»
Le maire de Saint-Prime estime que son collègue de Roberval, Guy Larouche, a pris position trop rapidement en refusant catégoriquement la cession de ses terres à Mashteuiatsh. «Sans le juger ou le critiquer, j'aurais aimé qu'il soit un peu plus réceptif.»