La communauté régionale avait déjà entrepris des démarches avec la Corporation des cimetières catholiques de Chicoutimi. Selon Alain Girard, directeur général de l'Alliance funéraire du Royaume, qui gère également les cimetières de Chicoutimi, le terrain a été identifié au cimetière situé sur le territoire de Saint-Honoré sur le chemin du Volair.

Saint-Honoré: le projet de cimetière musulman relancé

L'Association islamique du Saguenay-Lac-Saint-Jean va réactiver le projet de cimetière qui avait été élaboré à l'intérieur des limites du cimetière catholique Saguenay, situé à Saint-Honoré, il y a deux ans, avec la permission de l'évêque du diocèse de Chicoutimi, Mgr André Rivest.
De passage au Quotidien, le président de l'association, le Chicoutimien Mustapha Elayoubi, s'est dans un premier temps dit déçu du résultat du vote lors du référendum de Saint-Apollinaire pour la création d'un cimetière de confession musulmane. Malgré ce refus, Mustapha Elayoubi préfère souligner les aspects positifs de cet exercice.
« C'est un choix démocratique et il faut le respecter. D'autre part, le résultat a été très serré. Il faut continuer à sensibiliser par l'éducation », insiste l'enseignant.
Avec une communauté de 300 000 personnes au Québec, les musulmans ont maintenant besoin de lieux de sépulture. Selon Mustapha Elayoubi, il serait préférable d'avoir accès à des cimetières au lieu de devoir transporter les corps vers celui de Laval comme c'est le cas en ce moment. Mustapha Elayoubi réfère à son ex-collègue et professeur d'économie à l'Université du Québec à Chicoutimi, Sergeï Moussali. Ce dernier a fait toute sa carrière à Chicoutimi et son corps a été inhumé à Laval. 
Mustapha Elayoubi insiste sur la présence de membres de la communauté musulmane dans des villes ou régions situées à l'extérieur de Montréal. Ce sont, selon lui, des personnes qui ont fait le choix de s'établir dans des régions pour différentes raisons, dont fonder une famille, ou le travail comme c'est le cas avec les collèges et les universités. Ces personnes sont donc arrivées dans la région il y a 25 ou 30 ans et elles vont décéder au fil des ans : « Comme le dit la phrase, les gens ont le droit de mourir et reposer en paix », répète Mustapha Elayoubi.
Au chapitre des rituels, les musulmans ne peuvent pas se faire incinérer. Les corps doivent être mis en terre avec le seul critère d'être disposé en direction de La Mecque, ce qui signifie en direction nord-est pour un cimetière situé dans la région.
La communauté régionale avait déjà entrepris des démarches avec la Corporation des cimetières catholiques de Chicoutimi. Selon Alain Girard, directeur général de l'Alliance funéraire du Royaume, qui gère également les cimetières de Chicoutimi, le terrain a été identifié au cimetière situé sur le territoire de Saint-Honoré sur le chemin du Volair. Il n'a pas été en mesure d'identifier la raison précise pour laquelle le projet n'a pas abouti. 
Lundi, le porte-parole de la communauté a expliqué que son organisation a été dans l'obligation de s'occuper des problèmes urgents avec son immeuble du 555 de la rue Bégin. Les responsables ont donc mis de côté le projet de cimetière.
Selon Mustapha Elayoubi, il n'y avait aucun obstacle pour concrétiser le projet avec les autorités religieuses. Il doit cependant y avoir des discussions à l'intérieur de la communauté afin de bien identifier les besoins et déterminer le fonctionnement du cimetière.