Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Bruno Tremblay, maire de Saint-Honoré.
Bruno Tremblay, maire de Saint-Honoré.

Saint-Honoré appuie aussi GNL Québec

Denis Villeneuve
Denis Villeneuve
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Article réservé aux abonnés
Après Saint-David-de-Falardeau et Saguenay, le conseil de Saint-Honoré a accordé mardi son appui au projet de GNL Québec pour la construction d’une usine de liquéfaction du gaz naturel sur la zone industrialo-portuaire de Grande-Anse. À l’instar de Saint-David-de-Falardeau, cet appui est inconditionnel.

La résolution d’appui a été adoptée à l’unanimité lors de la réunion mensuelle du conseil municipal sans aucune discussion, a indiqué le maire Bruno Tremblay.

Il a précisé qu’il s’agit d’un autre appui accordé en faveur d’un grand projet industriel après ceux accordés pour les projets miniers Arianne Phosphate et Métaux BlackRock.

Deux semaines après le dévoilement du rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) portant un regard critique sur le projet, M. Tremblay a mentionné qu’il s’agit d’un appui stratégique alors que les fonctionnaires préparent l’avis de rejet ou d’acceptation qu’ils soumettront dans les prochains mois au ministre de l’Environnement, Benoît Charrette.

Le maire de Saint-Honoré estime que le BAPE est allé trop loin et a débordé de son champ de compétence dans son analyse portant sur les investissements et le marché du gaz naturel futur des années 2040. En ce qui a trait à la notion d’acceptabilité sociale, M. Tremblay croit que le consensus doit être établi sur une base régionale plutôt que nationale à défaut de quoi les régions ressources comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean ne réussiront jamais à tirer leur épingle du jeu au plan économique.

« Le Plateau (Mont-Royal), quand c’est le temps de transporter de l’électricité aux grands centres de Québec et de Montréal, ils s’en foutent de couper des arbres pour construire une nouvelle ligne. Lorsque c’est le temps pour nous d’avoir de grands projets, ils s’opposent », affirme-t-il.

Malgré le rapport défavorable du BAPE, M. Tremblay croit que le premier ministre François Legault donnera son accord au projet de 9 G$ puisqu’il est un homme d’affaires favorable aux investissements en provenance du secteur privé tout comme son ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon.

Richard Martel également en faveur

Le député conservateur de Chicoutimi—Le Fjord, Richard Martel, a pour sa part applaudi la résolution adoptée par le conseil de ville de Saguenay pour GNL Québec. À ses yeux, l’acceptabilité sociale du projet est évidente dans la région.

« À la suite du rapport du BAPE, c’est à l’entreprise de faire la démonstration qu’elle rencontre les conditions mises en place par le ministre provincial de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques, Benoît Charette. Je vais continuer à soutenir GNL Québec dans ses démarches pour faire cette démonstration », a indiqué Richard Martel par voie de communiqué.

Il ajoute que « malheureusement », les députés bloquistes Alexis Brunelle-Duceppe et Mario Simard « doivent défendre la position montréalaise » de leur chef de parti, Yves-François Blanchet.