Même s'il a été condamné pour fraude, le conseiller de Saint-Bruno Marc-Antoine Fortin dit avoir payé pour son erreur et sollicite un nouveau mandat.

Saint-Bruno: un conseiller condamné pour fraude

Un conseiller municipal de Saint-Bruno a reconnu avoir fraudé la Société de développement commerciale (SDC) d'Alma pour une somme de 518 $.
Les faits remontent à mai 2016. Marc-Antoine Fortin s'est présenté dans un magasin à grande surface et a procédé à un achat de matériaux au compte de la SDC. Or, ce dernier n'a aucun lien avec la société et les biens acquis étaient pour son usage personnel.
Une enquête a été initiée après que l'organisme se soit aperçu qu'une transaction avait été faite en son nom au magasin Rona. Une vérification des images captées par les caméras de surveillance a permis aux policiers de retracer l'homme de 39 ans.
L'élu a formellement été accusé le 29 décembre dernier, au Palais de justice d'Alma. Il a finalement reconnu ses torts, le 27 mars. 
« Mon client regrette sincèrement le geste qu'il a posé. Il s'agit d'une malheureuse erreur de jugement. Ce dernier a procédé au remboursement intégral de la somme le jour même où il a enregistré son plaidoyer de culpabilité », a mentionné le procureur de la défense, Me Denis Otis. 
Outre le remboursement de ses achats, l'élu a été condamné à verser un don de 500 $ à la Société de développement de commerciale.
Pas fier de ses actes
Joint par Le Progrès, M. Fortin a affirmé qu'il n'était pas fier de ses agissements.
« J'ai fait une erreur pour laquelle j'ai payé et eu une sentence. Tout cela aura des impacts pour moi et ma famille. Je ne voulais pas flouer personne, ni la société commerciale. »
Un troisième mandat
Malgré ses déboires judiciaires, M. Fortin continue de siéger au sein du conseil municipal puisque le délit qu'il a commis n'est pas un motif qui le rend inhabile à siéger, selon la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.
Il souhaite d'ailleurs solliciter un troisième mandat lors des élections municipales de novembre prochain.
« Ce sera à la population de voir si elle désire me refaire confiance », a-t-il laissé tomber.
Du côté de la SDC, l'administration préfère ne pas émettre de commentaires en lien avec ces événements.