Pierre Lavoie

Saines habitudes de vie: Pierre Lavoie perçoit un consensus politique

Quand il regarde ce qui se passe à Québec pour la promotion des saines habitudes de vie, Pierre Lavoie ne peut que se réjouir du consensus politique qu'il perçoit de plus en plus sur cette question.
Pour lui, la volonté du Parti québécois de faire bouger les Québécois une heure par jour est une autre bonne nouvelle qui l'incite à croire de plus en plus que la province est sur la bonne voie.
Dimanche, le chef du PQ, Jean-François Lisée, a dévoilé les grandes lignes du plan de son parti pour lutter contre l'obésité. Il a notamment indiqué que le PQ souhaite faire bouger les Québécois une heure par jour, peu importe leur âge, du Centre de la petite enfance jusqu'au Centre d'hébergement et de soins de longue durée.
«Dans un premier temps, je remarque un consensus politique sur la question des saines habitudes de vie et c'est une très bonne nouvelle, note Pierre Lavoie. Ce que M. Lisée a annoncé dimanche s'ajoute à ce que le Parti libéral a déjà fait de son côté. Nous avons maintenant un ministère et une ministre des Saines habitudes de vie. Le budget a été augmenté et des politiques devraient éventuellement être annoncées. Je sens vraiment un consensus politique et j'en suis très content.»
Dans l'esprit de Pierre Lavoie, une volonté politique représente une étape normale dans un processus de changement social.
«C'est la pression sociale, poursuit-il. Un changement commence à la base, avec les enfants, les parents, les professeurs, etc. Aujourd'hui, il n'y a jamais eu autant de monde réuni autour des saines habitudes de vie. Un consensus politique, il fallait se rendre à ça.
«Le consensus politique que je perçois signifie que les saines habitudes de vie sont vraiment devenues une priorité. On a travaillé fort pour apporter des changements et on va continuer de le faire. Cette année, des écoles aux États-Unis vont commencer à faire des cubes énergie. C'est un mouvement qui a débuté au Québec. Le Québec est en avance dans ce domaine et il doit le demeurer.
«Un changement social ne se fait pas en claquant des doigts. Il faut prendre le temps nécessaire pour y arriver. Il y a bien des années, j'étais professeur de cours de conduite automobile. À l'époque, il y avait 2400 morts sur les routes par année. On n'a pas interdit l'automobile pour autant. On a amélioré le réseau routier, la formation, les comportements, etc. Aujourd'hui, il y a deux fois plus d'autos sur les routes et dix fois moins de décès.»
Pierre Lavoie ne cache pas qu'il ressent une certaine fierté lorsque des politiciens citent en exemple le travail que son organisation accomplit depuis des années dans le but d'améliorer la santé des Québécois.
Bien entendu, il n'a rien contre l'idée avancée par le chef du Parti québécois de prendre des mesures pour faire bouger tous les Québécois une heure par jour. Il note cependant que cette responsabilité ne doit pas être l'affaire d'une petite partie de la population.
«Les saines habitudes de vie, ça ne doit pas être uniquement l'affaire des écoles, souligne Pierre Lavoie. Il ne faut pas demander uniquement aux professeurs de faire le travail. Ils en font déjà beaucoup.
«Ça doit être la responsabilité de tout le monde, de tous les intervenants, des entreprises, des municipalités, du gouvernement... Bouger une heure par jour, ça devrait être aussi normal que déjeuner, dîner, souper ou dormir. L'activité physique fait partie de ce qui est nécessaire pour être en bonne santé. Elle doit faire partie de notre mode de vie. Le gros bon sens ne peut que l'emporter.
C'est toute la société qui doit prendre ses responsabilités afin que le mouvement enclenché au Québec poursuive son développement. Ça peut être, par exemple, le propriétaire d'une entreprise qui va adopter des mesures pour permettre à ses employés d'être en meilleure forme, en meilleure santé. Chacun doit regarder ce qu'il peut faire de son côté.»
Le plus beau parcours
Pierre Lavoie s'est arrêté pendant quelques minutes, lundi, sur l'édition 2017 de La Boucle. Maintenant sorti du Grand défi Pierre Lavoie de 1000 kilomètres, l'événement aura lieu le 2 juillet et son principal instigateur est convaincu que les participants découvriront à cette occasion le plus beau parcours depuis sa création. «La Boucle ne se déroulera pas sur l'île de Montréal, note Pierre Lavoie. Elle débutera et se terminera sur l'île, mais les gens rouleront en Montérégie. Ils feront le tour des éoliennes, sur un parcours qui est absolument extraordinaire. Ce sera le plus beau parcours depuis que La Boucle existe.» Encore cette année, la randonnée s'étendra sur une distance de 130 kilomètres. Ses instigateurs espèrent accueillir entre 7000 et 8000 cyclistes pour l'occasion.