La mairesse de Saguenay, Josée Néron, a présidé sa première séance régulière du conseil municipal, lundi midi.

Saguenay va de l'avant avec les compteurs d'eau

Saguenay se conformera aux directives du gouvernement du Québec en procédant à l’installation de 380 compteurs d’eau dans autant de résidences ainsi que dans tous les commerces, institutions et industries de la ville.

Lors de la première séance régulière du nouveau conseil municipal, un avis de motion a été présenté visant à décréter l’acquisition et l’installation des compteurs d’eau en vertu d’un règlement d’emprunt.

Ce dossier qui a fait l’objet de débats lors de la dernière campagne électorale avec certaines informations manquantes, selon la mairesse Josée Néron, a été ramené rapidement devant le conseil afin que l’installation puisse débuter dès 2018. 

Michel Nepton, directeur adjoint au Service du génie, a expliqué que la politique générale du gouvernement du Québec vise à mettre en application des mesures d’économie d’eau potable de 20 % par rapport à la consommation de 2001. Parmi ces mesures, les villes sont incitées à pallier aux pertes provenant des trous de fuite dans le réseau d’aqueduc municipal. Il a été établi que le réseau de Saguenay perd plus de 15 mètres cubes d’eau potable par kilomètre de conduite, d’où la nécessité d’évaluer le niveau de consommation véritable. La ville a le choix de comptabiliser la consommation d’eau par quartier ou pour chaque résidence.

L’installation des compteurs constitue un investissement de 3,5 millions $, dont 200 000 $ pour les résidences. 

Advenant le cas où Saguenay refuse de se plier aux clauses d’écoconditionnalité, elle risquerait d’être privée de subventions provenant de divers fonds comme le retour d’une partie de la taxe sur l’essence. 

Une campagne de sensibilisation grand public devrait être organisée afin de réduire la consommation d’eau à Saguenay puisque celle-ci surpasse la moyenne de l’ensemble du Canada, a expliqué Mme Néron.

Le conseiller Martin Harvey est intervenu pour souhaiter que l’installation des compteurs ne devienne une porte ouverte à l’imposition de nouvelles taxes aux contribuables dans le futur.

Fonds Hydro-Jonquière

Le conseil a adopté deux autres avis de motion visant la création de deux fonds distincts destinés à assurer la pérennité des équipements municipaux. Le premier est le Fonds Hydro-Jonquière qui sera constitué de sommes provenant du fond général de la ville ou des activités du Réseau électrique à raison d’un demi-million par année jusqu’à un maximum de 2,5 M$. 

L’argent accumulé sera reporté d’une année à l’autre. L’actif permettra de pourvoir aux fluctuations tarifaires relatives à l’achat d’énergie d’Hydro-Jonquière, aux pertes de revenus aux centrales Pont-Arnaud et Chute-Garneau dues à une faible hydraulicité de la rivière Chicoutimi ou un bris important ou pour l’achat d’équipement pour réparer les bris. 

Un second fonds de 5 M$ sera créé destiné à la réfection des infrastructures désuètes comme les chaussées, aqueducs, égouts, trottoirs, pistes cyclables selon la volonté du comité exécutif.

En point de presse, Mme Néron a expliqué que la création de ces fonds engagera les conseils futurs à investir dans l’entretien ou le renouvellement des équipements municipaux.

Remplacements

Les élus ont désigné le conseiller Michel Potvin comme maire suppléant en cas d’absence ou d’incapacité de la mairesse Josée Néron et a pavé la voie au remplacement du secrétaire général du Bureau de l’ombudsman, Rodrigue Lessard, qui a décidé de quitter ses fonctions le 30 août dernier après douze années en poste. Le nouveau secrétaire sera nommé à la suite d’un concours public de mise en candidature.

Il en va de même pour le remplacement du vérificateur général, François Gagnon, qui quittera ses fonctions le 31 août prochain. La conseillère Julie Dufour a appuyé la résolution, elle qui s’était débattue sous l’ancienne administration aux nominations effectuées.

La période de questions du public a été l’occasion pour le citoyen Michel Potvin d’interroger la mairesse sur les retombées économiques de la présence du quai des bateaux de croisière à La Baie. Mme Néron a mentionné qu’elle a demandé à Priscilla Nemey de procéder à une étude exhaustive sur le sujet.

Imputabilité

À la suite d’une intervention du conseiller Simon-Olivier Côté, qui avait affirmé plus tôt qu’il avait retrouvé son droit de parole, M. Potvin a pointé du doigt certains conseillers réélus le 5 novembre dernier en soulignant qu’ils avaient été des collaborateurs passifs de l’ancienne administration. Selon lui, ces derniers n’ont pas pris la parole souvent pour défendre les positions défendues par les conseillères Christine Boivin, Julie Dufour et Josée Néron. 

Le conseiller Jean-Marc Crevier a rétorqué que le vrai ménage a été fait le 5 novembre dernier par les citoyens tandis que son collègue Kevin Armstrong a ajouté que le mot imputabilité serait prononcé souvent autour de la table.

La séance régulière du conseil était la dernière à se tenir pendant l’heure du dîner puisqu’à compter du 15 janvier, elles auront lieu en soirées, comme c’était le cas auparavant.

En ce qui a trait à l’adoption du budget pour l’exercice 2018, elle aura lieu le 20 décembre prochain.

Au cours des trois prochains jours, les conseillers se réuniront à l’occasion d’un lac-à-l’épaule.