Saguenay

Saguenay: une hausse de taxes à prévoir

Les contribuables de Saguenay doivent s’attendre à voir leur compte de taxes haussé d’au moins 2 % pour l’exercice 2019. Les tarifs reliés à l’utilisation de certains services municipaux pourraient aussi augmenter.

Le grand argentier Michel Potvin devra trimer dur, d’ici la fin de décembre, puisque les coffres de la Ville sont en déséquilibre de sept millions $. L’obligation de contribuer au financement du fond de pension des employés (2,4 M$), le dépassement budgétaire de 3,5 M$ pour l’aménagement de la piste cyclable du parc de la Rivière-du-Moulin et la nécessité de rembourser l’organisme responsable du projet en trois ans obligent Saguenay à comprimer les dépenses.

Ce sera le cas pour la Zone portuaire ainsi que pour Promotion Saguenay, à qui il a été demandé, dans ce dernier cas, de réduire les dépenses de trois millions $. « C’est très difficile. On ne coupera pas l’aide apportée à la Saint-Vincent de Paul. Pour d’autres organismes, on a des protocoles d’entente que l’on doit respecter. Il y a une partie de l’argent du 2,5 M$ réservée pour les événements qu’on peut aller chercher. »

Du côté des revenus, M. Potvin croit que Saguenay devra ajuster sa grille tarifaire pour les services rendus aux citoyens dans de nombreux domaines. Par exemple, il faut se demander s’il est normal que les utilisateurs du parc de la Rivière-du-Moulin paient une carte de membre au prix de 30 $ en 2018, alors que le coût était de 27 $ en 1991. Il en va de même pour de nombreux autres services.

Malgré les difficultés liées entre autres au fait que la Ville ne connaît pas une croissance, Saguenay entend garder le cap dans le prochain budget quant à l’enveloppe pour la réfection des infrastructures routières, en fixant les investissements à 18 M$ pour maintenir en état 40 kilomètres de chaussée par année. « On a encore beaucoup de retard dans la réfection des égouts. C’est le cas pour les rues Sydenham et Hôtel-Dieu face à l’hôpital (de Chicoutimi). »

Le cas du boulevard Saint-Paul, où de l’asphalte neuf posé l’an dernier a dû être excavé cette année pour procéder à du gainage de tuyau d’aqueduc, horripile le conseiller municipal.

Outre ces items budgétaires, Saguenay doit également songer à la planification des grands projets que sont la construction du centre multisport de Jonquière, la bibliothèque de La Baie et la réfection de la place Nikitoutagan et du Centre Georges-Vézina. Pour 2019, une enveloppe sera réservée uniquement pour la confection des plans et devis du centre multisport auquel s’ajoute l’acquisition du terrain au coût de 2,4 M$.

De lundi à mercredi, les conseillers de Saguenay seront invités à travailler avec le comité des finances afin de dire leur mot dans les orientations du prochain budget municipal.

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DEUX EMPLOYÉS MUNICIPAUX PORTENT PLAINTE POUR HARCÈLEMENT

Le comité exécutif de Saguenay vient de mandater Groupe Consensus, une firme de ressources humaines spécialisée en gestion de conflits, en lien avec deux plaintes de harcèlement psychologique déposées par des employés. 

L’octroi de trois mandats, dont le coût totalise 10 105 $, a été entériné par les élus lors de l’assemblée du 27 septembre dernier.

Selon ce qu’il est inscrit dans les résolutions contenues dans le procès-verbal de la réunion, Groupe Consensus devra statuer sur la recevabilité des deux dossiers et faire enquête au besoin.

Le montant que Saguenay paiera pour l’analyse des plaintes atteint 5600 $. De cette somme, 4500 $ couvriront les frais relatifs à un exercice de médiation à réaliser dans le service municipal concerné.

Les noms des plaignants sont confidentiels et ne figurent pas au procès-verbal de l’assemblée du comité exécutif contenant les trois résolutions. Le service où travaillent les plaignants n’est pas nommé non plus. Questionné à ce sujet vendredi après-midi, le directeur de cabinet de la mairesse Josée Néron, Luc Desbiens, n’a pu fournir de détails.

Au cours des derniers jours, des informations ont circulé au sujet de plaintes qui auraient été déposées par des employés de Promotion Saguenay pour harcèlement, sous le règne du directeur général démissionnaire, Denis Lemieux. Il n’a pas été possible de valider ces informations. À la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST), les dossiers ouverts sont également traités en toute confidentialité.