Il semble probable qu’une succursale de la Société québécoise du cannabis s’implante à Chicoutimi.

Saguenay toujours en lice pour une succursale de cannabis

Si Saguenay ne fait pas partie des six premières villes annoncées par la Société québécoise du cannabis (SQC) en vue de l’implantation d’une vingtaine de commerces de vente cet automne, la capitale régionale est cependant toujours en lice pour la prochaine vague d’annonces. Elle pourrait donc fort bien accueillir une succursale en octobre, dans la foulée de la légalisation officielle.

C’est ce qu’a précisé Mathieu Gaudreault, porte-parole de la SAQ, lorsqu’interrogé par Le Progrès. Il a expliqué que les six villes qui ont fait l’objet d’une annonce – Montréal, Québec, Lévis, Drummondville, Rimouski et Trois-Rivières – étaient celles où les travaux étaient les plus avancés et où des baux ont été signés.

À Saguenay, les représentants de la Société québécoise du cannabis ont rencontré des représentants municipaux. Mathieu Gaudreault précise qu’aucune ville qui travaille à l’élaboration d’un projet visant l’implantation d’un commerce n’a été exclue par la société d’État. La SAQ, mandataire de la SQC, a toujours l’intention d’inaugurer 20 points de vente à temps pour le 17 octobre. C’est à ce moment que le cannabis sera officiellement légal au pays.

« On continue nos démarches avec les villes qui ont démontré de l’intérêt pour avoir une succursale. Dès que les ententes seront prêtes, nous allons faire des annonces. Saguenay n’a pas été écartée du tout », note le responsable des communications.

Saguenay fin prête
Le conseiller municipal responsable du centre-ville, Simon-Olivier Côté, explique que Saguenay est fin prête et qu’elle a travaillé très fort pour profiter de tout l’accompagnement offert par la société d’État dans le cadre de cette première vague d’implantation.

« Il n’y a pas encore d’emplacement de déterminé. Ce sont vraiment eux (la Société du cannabis) qui décident. Nous avons modifié les règlements de zonage des trois arrondissements et on a fait nos devoirs. On est prêts », a fait savoir Simon-Olivier Côté.

À Chicoutimi
À ce stade, tout indique que seule Chicoutimi recevra une succursale. À La Baie, ce sujet a fait couler beaucoup d’encre et le président de l’arrondissement, Éric Simard, de même que ses collègues Martin Harvey et Raynald Simard, ont été interpellés par nombre d’électeurs inquiets de la venue de tels établissements. Le sujet a fait l’objet de discussions lors de la séance du conseil municipal du début juin.

Quelques semaines plus tard, Éric Simard n’est plus inquiet. Il précise que le règlement de zonage redéfini vient régler le problème pour La Baie. Des zones d’exclusion s’appliquent et les succursales ne peuvent être implantées près d’une école, d’une garderie ou dans un secteur où se trouvent des établissements publics comme une bibliothèque ou un centre culturel.

« Quand j’ai parlé de ça au conseil, j’étais inquiet. Mais j’ai été rassuré par mes collègues. Le règlement est clair et à Bagotville, le centre-ville principal de La Baie, il n’y a pas de locaux de disponibles présentement à l’extérieur des zones d’exclusion », a pointé Éric Simard, au cours d’un entretien téléphonique.

Mathieu Gaudreault, de la SAQ, précise que pour l’instant, seuls la fleur, les huiles et quelques produits dérivés pourront être vendus dans les succursales. Le commerce des produits mangeables, communément appelés « edibles », comme les muffins par exemple, n’est pas autorisé par Santé Canada.