Le quartier général du Service de sécurité incendie de Saguenay servira de lieu de décision dans le cadre d’une situation d’urgence sur le territoire.

Saguenay se dote d'une structure du 21e siècle

Le Service de sécurité incendie de Saguenay se dote d’une structure avant-gardiste du 21e siècle afin de répondre aux besoins de la population de façon plus efficace et plus rapide.

Le directeur Carol Girard a ainsi réduit le nombre d’intervenants reliés à une intervention sur le terrain, afin d’éviter que les décisions importantes prennent trop de temps à se prendre et à se concrétiser. 

Le chef aux incendies peut prendre toutes les décisions nécessaires et essentielles à une situation d’urgence ou à un état d’urgence, sans avoir à attendre nécessairement la réponse de la mairesse Josée Néron, du ministre des Affaires municipales, ou de tout autre palier décisionnel.

Carol Girard et Christian Fillion, chef de la division dans la gestion et analyse de risque, ont rencontré les membres de la presse en milieu de semaine pour faire part de la nouvelle gestion et analyse de risques en cas de sinistre.

La nouvelle structure a commencé à se mettre en place en 2005, car une réflexion s’imposait. Le directeur du Service des incendies trouvait que la structure opérationnelle lors d’une situation d’urgence (il n’y en a pas eu depuis le déluge de 1996) devait être revue afin d’en améliorer l’efficacité.

« Nous voulons être plus efficaces tout en ayant le moins d’intervenants possible. La structure tient compte que la priorité est le citoyen. Il est placé en haut de la pyramide. Le service que l’on doit lui donner doit être efficace et rapide. C’est lui qui est en attente », précise Carol Girard.

En somme, le Service de sécurité des incendies de Saguenay mène la barque lors d’une situation d’urgence, tout en étant entouré des organisations qui peuvent venir en aide. 

« En situation d’urgence à risque, les citoyens ne se préoccupent pas à savoir si les services proviennent du municipal, du provincial ou du fédéral. Ils savent que l’urgence arrive et veulent que les services soient là. »

« Ça prend donc une structure qui élimine le plus possible le nombre d’intervenants ou le passage obligé à l’un ou à l’autre pour faire en sorte de pouvoir agir le plus rapidement possible afin de leur venir en aide. Il faut agir dans le moment présent. C’est une question d’efficacité », poursuit le chef aux incendies.

Même si le coordonnateur aux urgences peut prendre toute décision essentielle à la sécurité des citoyens, il tentera tout de même d’obtenir l’approbation de la mairesse de Saguenay ou d’un ministre, mais si cela tarde ou est impossible, il peut agir de lui-même.

Carol Girard a conclu, à la suite d’une analyse, que le Service de sécurité des incendies était le mieux placé pour mettre en place une structure unique, dont la coordination est assurée par son groupe.

Le directeur du service de sécurité incendie précise que ce changement de philosophie et de structure n’a pas été mis en place à la suite d’un événement particulier. Il précise plutôt que c’est dans le cadre d’un processus d’amélioration continue.

Même s’il agira comme maître d’oeuvre dans des situations d’urgence, cela ne signifie pas qu’il agira en solitaire. Bien au contraire.

Tous les services de la ville sont mis à contribution en passant par la police aux communications, au transport et à l’environnement. Même la Sécurité civile peut être appelée. Le chef Girard a le pouvoir de communiquer directement avec la Sûreté du Québec et les Forces armées canadiennes afin d’obtenir des services d’urgence.

Ce fut d’ailleurs le cas lors de l’incendie du pont Dubuc, où la Société de transport du Saguenay et les militaires de Bagotville ont été mis à contribution.

Christian Fillion (à gauche) et Carol Girard, chef du Service de sécurité incendie, verront à la coordination de tous les services dans le cas d’une situation d’urgence.

Prêts à intervenir partout sur la rivière, notamment en cas d’urgence sur un bateau de croisière

La coordination d’une situation d’urgence ne se déroulera pas uniquement sur le territoire de la ville, mais elle s’étendra tout le long du littoral du Saguenay en lien avec les bateaux de croisière.

Carol Girard, directeur du Service de sécurité incendie, annonce que des ententes ont été conclues ou le seront sous peu avec toutes les localités longeant la rivière entre le quai des bateaux de croisière à La Baie et l’embouchure de la rivière à Tadoussac.

« Nous sommes à finaliser un protocole d’entente. Nous venons de terminer les rencontres et les négociations avec les municipalités situées le long du Saguenay. Il faut se donner un peu de temps pour que les élus procèdent à l’adoption du protocole d’entente, mais ce sera en vigueur sous peu. »

« Advenant une situation d’urgence à bord d’un bateau de croisière, la coordination des services d’urgence a été déléguée à Saguenay. Chaque localité aura tout de même à contribuer à l’intervention et demeurera opérationnelle. Mais nous assurerons la coordination. Nous assumons notre rôle de grande ville », précise Carol Girard.

Celui-ci convient que les petites localités n’ont pas nécessairement les ressources et les équipements nécessaires pour intervenir rapidement dans un cas d’urgence. Mais Saguenay peut le faire de manière rapide et efficace.

Saguenay a pris la décision de prendre le pôle dans cette offre en raison de l’importance de l’industrie des bateaux de croisière pour la ville, mais aussi pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« Il faut considérer que l’industrie des bateaux de croisière est excessivement importante pour Saguenay et que les retombées économiques sont majeures pour la région. Nous avons convenu qu’il fallait protéger cette industrie si une situation d’urgence devait se produire. »

« Nous voulons protéger la crédibilité de Saguenay et de la région, de même que l’efficacité. Les compagnies de croisières doivent savoir que nous avons un système et une organisation afin d’assurer la sécurité de leur clientèle », conclut Carol Girard.