Le maire Jean Tremblay a dévoilé le rapport final sur les événements ayant forcé la fermeture du pont Dubuc en compagnie de Carol Girard, directeur du service des incendies.

Saguenay présente une facture de 575 000$

Saguenay va finalement réclamer 575 000$ au gouvernement du Québec pour les coûts additionnels de fonctionnement des services municipaux et de la Société de transport du Saguenay du 9 au 24 décembre 2013.
Le maire Jean Tremblay a présenté, hier en point de presse, le rapport final sur les événements qui ont forcé la ville à mettre en place les mesures d'urgence pour compenser la fermeture totale du seul lien routier entre les deux rives du Saguenay en milieu urbain. Le rapport comprend les coûts détaillés pour la ville ainsi que les recommandations faites au gouvernement du Québec pour améliorer son fonctionnement pendant ces situations où elle occupe un rôle central identifié dans la loi.
Pendant la crise, le maire Jean Tremblay semblait inquiet des coûts occasionnés par les mesures d'urgence. Il faisait alors état de plusieurs centaines de milliers de dollars et de quelques millions. Hier, Jean Tremblay a placé ces évaluations dans le contexte, alors que personne n'était en mesure de déterminer pendant combien de temps la ville devrait soutenir les mesures d'urgence.
«On se préparait pour la rentrée des classes après les Fêtes», a indiqué Jean Tremblay. Il a mentionné que les demandes de remboursement rencontrent ce qui est normalement admissible pendant l'application des mesures d'urgence. Il ne semble pas inquiet de la réception de cette demande par le gouvernement du Québec. Les ministres péquistes avaient assuré le maire, pendant les événements, que Québec allait assumer ses responsabilités pour les coûts attribuables à la fermeture du pont.
Recommandations
Pour ce qui est du coeur du rapport qui comprend trois recommandations, Jean Tremblay a demandé au directeur des incendies Carol Girard de préciser la nature du principal problème rencontré. Il s'agit, selon le fonctionnaire responsable de l'application des mesures d'urgence, du canal de communication entre la ville et, dans cette situation, le ministère des Transports du Québec. Selon Carol Girard, il aurait été souhaitable que la ville de Saguenay soit intégrée au processus décisionnel concernant les travaux de réfection du pont. Il ne s'agit pas dans ce cas d'intervenir dans les solutions techniques, mais d'apprendre en temps réel l'avancement des travaux pour trouver les solutions et la réalisation des travaux.
Souvent, a expliqué le maire, la ville apprenait les décisions du gouvernement quelques minutes avant les points de presse ou même à l'occasion des annonces.
La seconde recommandation consiste à mettre en place une structure qui permettra de mieux transmettre les informations entre le ministère des Transports et le responsable du site municipal. Il s'agit d'une recommandation qui s'inscrit dans la logique de la première.
Finalement, Saguenay met en place un comité spécial sur le pont Dubuc. Le comité en question aura la responsabilité d'évaluer toute la question des risques entourant cette infrastructure de façon à les éliminer ou d'en diminuer les effets lorsque des problèmes surviennent. La ville demande ainsi au ministère des Transports de lui fournir toutes les informations nécessaires lorsque des travaux sont effectués sur le pont.
Le maire de Saguenay est demeuré muet sur l'opportunité de construire un nouveau pont sur le Saguenay pour assurer un lien permanent entre les deux rives. En revanche, il a rappelé que le gouvernement du Québec avait confirmé, il y a deux ans, des travaux pour améliorer les accès des deux côtés du pont. Il croit que nonobstant la construction d'un deuxième pont, des travaux sont nécessaires pour améliorer la fluidité du trafic sur le pont Dubuc pendant les heures de pointe du matin et du soir.
Ltremblay@lequotidien.com