Yannick Gaudreault

Saguenay et les cols bleus s’entendent

Lors d’une rencontre tenue vendredi matin, la Ville de Saguenay s’est engagée envers le Syndicat des employés municipaux à établir un moratoire sur le recours à la sous-traitance et de mettre en place l’établissement d’un comité de liaison visant à discuter du sujet.

En entrevue, Yannick Gaudreault, président du syndicat regroupant 500 cols bleus, s’est montré satisfait du changement de ton par rapport à septembre dernier, où la direction des travaux publics avait fait part de son intention de recourir à la sous-traitance avec le dépôt du document « Positionnement stratégique du service des travaux publics ». « La présentation de septembre ne tient plus. On a eu la certification qu’aucun travail ne sera donné en sous-traitance sans qu’on s’assoie ensemble pour en discuter », a indiqué M. Gaudreault.

Changement de ton

Il précise que contrairement à l’ancienne administration Tremblay, le conseil présidé par Josée Néron est davantage axé vers le dialogue et les échanges d’information sur les façons de faire. « Ce n’est pas le même style d’administration. Elle souhaite la collaboration de tous et nous avons obtenu la création d’un comité pour discuter et partager l’information. » Une première rencontre de ce comité est prévue le 10 janvier prochain.

À la rencontre de vendredi matin, la Ville s’est engagée à établir un moratoire au sujet de la sous-traitance. À partir de maintenant, aucun travail ne sera donné en sous-traitance sans que le syndicat ne soit consulté. Elle s’est aussi engagée à former un comité composé de la direction et du syndicat où le point sur les tâches en sous-traitance sera discuté. La première rencontre est prévue le 10 janvier.

La création de postes hybrides permettant d’utiliser des employés à temps partiel d’un département à l’autre en fonction des besoins saisonniers pourrait avoir lieu. Selon lui, une telle catégorie d’employés a déjà existé à l’intérieur de la convention collective et pourrait être une solution à la pénurie de main-d’oeuvre évoquée par le président de la commission des ressources humaines, Marc Bouchard, dans l’édition du Quotidien de vendredi.

M. Gaudreault souligne qu’il faut entre huit et dix ans à un employé à temps partiel pour obtenir une permanence après avoir franchi les échelons et cumulé 8000 heures d’expérience.