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Marc Pettersen
Marc Pettersen

Saguenay donne son appui à GNL Québec sous certaines conditions

Laura Lévesque
Laura Lévesque
Le Quotidien
Laurie Wieland
Laurie Wieland
Le Quotidien
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Saguenay donne son appui à GNL Québec, mais sous certaines conditions. Alors que les élus de Saint-David-de-Falardeau ont donné un soutien sans équivoque au projet d’usine de gaz liquéfié à La Baie, ceux de Saguenay sont demeurés plus prudents.

Une résolution d’appui, amendée pour incorporer le respect des exigences environnementales à la suite d’une proposition de Simon-Olivier Côté, a été adoptée.

Proposé par le conseiller Marc Pettersen, le texte initial de la résolution visait un appui sans condition, à l’instar de celle votée à l’unanimité à Saint-David-de-Falardeau.

«J’ai un malaise avec la résolution, sans mettre une certaine condition environnementale», a mentionné Simon-Olivier Côté avant de proposer son amendement. 

«On entend dire que nous, élus, on se doit d’appuyer le projet pour représenter nos citoyens. Que c’est notre devoir! C’est bien de valeur, mais ce n’est pas tous mes citoyens qui appuient ce projet. En se positionnant pour, on laisse une bonne partie de notre monde de côté», a commenté Jimmy Bouchard, qui a voté contre la résolution amendée.

Simon-Olivier Côté

Quatre autres élus ont voté contre la résolution amendée, soit Jean-Marc Crevier, Martin Harvey, Raynald Simard et Marc Pettersen. Il s’agit des conseillers qui sont cependant le plus en faveur du projet de GNL Québec et qui n’auraient préféré l’ajout d’aucune condition dans le texte. Mais en raison du vote majoritaire à l’amendement, ces derniers n’ont pu «revoter» sur la résolution. 

«C’est le temps qu’on mette nos culottes. On se rend compte que ce sont les gens en dehors de la région qui ne payent pas de taxe et qui nous disent comment penser. Il faut montrer que le projet est accepté ici», a plaidé Martin Harvey.


« Je pense qu’on coupe les cheveux en 4 avec cet amendement. Je pense qu’un appui sans équivoque aurait dû être donné. Pour les autres conditions, GNL va les faire ses devoirs. C’est sur l’acceptabilité qu’il faut insister. »
Marc Pettersen

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FALARDEAU BRANDIT L'ACCEPTABILITÉ SOCIALE

La mairesse de Saint-David-de-Falardeau Catherine Morissette est d’avis que l’acceptabilité sociale du projet GNL Québec est atteinte au Saguenay-Lac-Saint-Jean, alors que le conseil municipal a voté mardi soir une résolution unanime d’appui au projet sous le critère de l’acceptabilité sociale.

Selon Mme Morissette, « l’acceptabilité sociale que la région accorde à ce projet d’Énergie Saguenay doit être mise en évidence », et les élus seraient les mieux placés pour le faire.

Rappelons que l’acceptabilité sociale est l’une des trois conditions établies par le ministre de l’Environnement Benoit Charette pour délivrer le certificat d’autorisation environnementale à Énergie Saguenay.

« Il y a seulement nous, les élus, qui pouvons donner du pouvoir au critère d’acceptabilité sociale. C’est pour ça qu’il faut se positionner », s’est exprimé la mairesse, invitant les autres conseils de ville de la MRC du Fjord-du-Saguenay à faire de même.

La décision de voter cette résolution aurait pris naissance à une rencontre virtuelle du groupe Facebook GNL Sag-Lac, auquel participe régulièrement la mairesse de Falardeau.

Selon Catherine Morissette, « les élus n’ont pas le même pouvoir pour ce qui est du financement et de l’environnement », faisant référence aux deux autres critères du ministre Charette concernant la transition énergétique et l’émission des GES.

La mairesse ajoute que le projet GNL Québec serait « une petite étincelle » qui marquerait le début de quelque chose de grand au Saguenay.

La mairesse de Saint-David-de-Falardeau, Catherine Morissette.