Saguenay assouplit une deuxième fois son règlement sur l’occupation de l’espace public

Anne-Marie Gravel
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien
Le visage des centres-villes de Saguenay sera différent cet été. La Ville a officiellement adopté jeudi matin son nouveau règlement sur l’occupation de l’espace public afin de contrer les effets néfastes de la COVID-19 sur les restaurateurs et commerçants de son territoire. Les règles seront grandement assouplies, ce qui permettra une utilisation différente de l’espace.

Les citoyens pourront profiter de nouvelles installations extérieures à proximité des commerces et restaurants des centres-villes, mais aussi des restaurants situés partout à Saguenay. Tel qu’annoncé il y a quelques jours, des terrasses verront le jour, du mobilier urbain sera installé, des rues seront fermées à la circulation automobile et la consommation d’alcool sera permise pour ceux qui mangent sur les différents sites. 

Une première mouture du projet avait été déposée en avis de motion lors du dernier conseil, au début juin. Depuis, la Ville a consulté les associations des centres-villes afin d’adapter le projet à leurs besoins.

La version finale du règlement a été adoptée officiellement, jeudi matin, dans le cadre d’une séance extraordinaire. Un budget de 150 000 $ pris à même les surplus non affectés sera géré par le comité exécutif qui recevra les demandes des différentes associations de centres-villes. 

« Cette règlementation a pour but de favoriser la reprise économique et de stimuler la vitalité des centres-villes », a affirmé la mairesse Josée Néron à ce sujet. 

La nouvelle règlementation, qui sera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2020, permettra aux commerçants des secteurs concernés d’occuper gratuitement le domaine public afin d’y d’installer des tables, des chaises et du mobilier urbain.


« «Cette règlementation a pour but de favoriser la reprise économique et de stimuler la vitalité des centres-villes.» »
Josée Néron, mairesse de Saguenay

Projet initial modifié

Les restaurateurs de partout sur le territoire pourront notamment utiliser un stationnement privé sur autorisation de son propriétaire afin d’y aménager des aires de consommation et d’y installer du mobilier urbain. 

L’occupation du domaine public sera également permise sur les côtés et derrière les commerces. La première mouture ne prévoyait que l’utilisation de la partie avant.

La première version prévoyait rendre la rue Racine à Chicoutimi et le carré Davis à Arvida piétonniers. Les rues Victoria à La Baie, Ste-Famille à Jonquière, ainsi que la rue Saint-Dominique et les rues et ruelles qui lui sont perpendiculaires pourront également être fermées à la circulation sur demande de l’association du centre-ville concernée.

Différents sites, surtout des espaces commémoratifs tels que ceux situés près de la bibliothèque Hélène-Pedneault, à Jonquière, ont aussi été ajoutés à la liste des espaces qui pourront être utilisés.

La liste des endroits où il sera possible de consommer de l’alcool, à condition de manger, a été allongée. Le parc Christ-Roy, les stationnements privés sur lesquels des aires de restauration auront été aménagées, ainsi que les sites d’occupation additionnels y figurent maintenant. Ils s’ajoutent ainsi aux parcs Mars, Ball, des Pionniers, de la Rivière-aux-Sables, de la Cité d’Arvida, à la Place du Citoyen et à la Zone portuaire de Chicoutimi, où les musiciens qui désirent se faire entendre pourront obtenir une autorisation préalable de la Société de gestion de l’endroit. 

La mairesse a rappelé qu’il s’agit d’une expérience, qui pourrait toutefois être reconduite.

« Pour le conseil, c’est un projet-pilote avec date de péremption, mais si on voit que l’expérience est réellement concluante, c’est le genre de projet qui pourrait facilement revoir le jour pour les années suivantes. »

La mairesse demande aux citoyens de faire preuve de civisme et de garder les endroits propres. « Si vous voyez qu’il y a des débordements des poubelles, ramener les déchets à la maison. Ensemble, on pourra éventuellement le permettre sur les années à venir. »