Il pourra être possible de consommer de l'alcool à la Place du citoyen, à conditionner de consommer également de la nourriture.
Il pourra être possible de consommer de l'alcool à la Place du citoyen, à conditionner de consommer également de la nourriture.

Saguenay assouplit ses règles pour les centres-villes

Les commerces pourront occuper l’espace public, des rues pourront être fermées et les gens pourront boire de l’alcool et manger dans certains parcs de la ville lorsque le gouvernement permettra l’ouverture des terrasses. Cette nouvelle réglementation a été annoncée, lundi soir, au conseil de ville de Saguenay, et permettra, selon les élus, aux associations des centres-villes de Saguenay de bien jouer leur rôle d’animateurs.

La Ville de Saguenay et Promotion Saguenay avaient le mandat de prendre le pouls des restaurateurs et des commerçants des différents centres-villes pour faire un plan basé sur les besoins réels des gens de la ville. « Nous avons mis les lignes directrices, pour que nos associations des centres-villes, qui sont nos mandataires pour l’animation de ces espaces, puissent tout de suite préparer le terrain lorsque le gouvernement lèvera les interdictions », a commenté Josée Néron, dans un entretien téléphonique avec Le Quotidien, au terme d'une autre séance virtuelle du conseil.

Me Caroline Dion a expliqué les détails de cette nouvelle réglementation. Elle mentionnait que les restaurateurs et commerçants qui ont pignon sur rue dans l’une des cinq associations des centres-villes pourraient tout d’abord utiliser l’espace public pour mettre du mobilier, sous certaines conditions. Des tables, des chaises, ou même des kiosques pourront être ajoutés tant qu’ils laissent un passage aux piétons. 

De plus, à la demande des associations des centres-villes, les rues Racine et le Carré Davis pourront être fermés. « Les commerçants de ces deux rues et les restaurateurs, lorsque la rue sera fermée, pourront l’occuper », a-t-elle commenté. Aucun frais ne sera chargé aux commerçants pour cette occupation.

Le dernier volet permet la consommation d’alcool dans sept parcs de la ville et dans la rue lors des fermetures. Il faudra que la consommation soit accompagnée de nourriture pour qu’elle soit acceptée. Il sera permis de le faire dans les parcs Mars, Ball, des Pionniers, de la Rivière-Aux-Sables, de la Cité d’Arvida, Place du Citoyen et Zone portuaire de Chicoutimi.

Les demandes de la SDC Zone Talbot et des commerçants de la rue Saint-Dominique seront étudiées au cours des prochaines semaines.

Camps de jour

La Ville de Saguenay confirme la tenue de camps de jour cet été, sous certaines conditions. Avec une quantité de places limitée, 515 enfants âgés entre 5 à 10 ans pourront fréquenter le camp de jour municipal entre le 6 juillet et le 7 août.

Les élus ont accepté à l’unanimité la suggestion. Pour avoir accès au camp, les parents des enfants devront être des résidants de Saguenay. La mairesse demande également que seules les familles où les deux parents travaillent ou que le parent monoparental qui a la garde totale de l’enfant travaille inscrivent leurs enfants aux camps. 

« On ne commencera pas à faire des vérifications, mais on demande, de bonne foi, d’essayer de respecter ces critères-là. Pour ce qui est du lieu de résidence, ce sera sans équivoque, pour le reste, on demande la collaboration de la population pour permettre aux gens qui en ont réellement besoin d’avoir accès à ces camps de jour », a-t-elle martelé.

L’inscription pourra se faire en deux blocs, soit du 6 au 17 juillet, ou du 20 juillet au 7 août. 

La question avait divisé les conseillers, en plénière, plus tôt cette semaine. Les coûts engendrés cet été, versus un nombre d’enfants moindre, ne semblaient pas valoir les dépenses.

État financier de 2019

La mairesse de Saguenay, Josée Néron, est revenue sur les faits saillants du rapport financier de la ville pour l’année 2019, lors du conseil. Si en 2017, la Ville de Saguenay avait 1,1 M$ dans « ses bas de laine », elle a maintenant réussi à les renflouer jusqu’à 9,8 M$, pour 2019.

C’est un pas dans la bonne direction et le conseil continuera de travailler en ce sens. La mairesse soulignait, en entrevue avec Le Quotidien, qu’il y avait encore du travail à faire. « Nous avons ramené 5,9 M$ au budget en 2019. Au lieu de l’emprunter et de le mettre sur la dette à long terme, ce montant a été ramené au budget des opérations courantes, nous évitant un autre emprunt sur la dette à long terme. Nous prévoyons pour 2020 régler encore une partie de cette déviance à la hauteur de 2,5 M$. Nous espérons corriger le tout d’ici deux à trois ans », a-t-elle continué.

Les effets de la COVID-19 pourraient rendre ce défi plus difficile, mais c’est tout de même ce vers quoi la Ville tentera de se rapprocher.