File d’attente observée la semaine dernière au centre de dépistage de la zone portuaire de Chicoutimi.
File d’attente observée la semaine dernière au centre de dépistage de la zone portuaire de Chicoutimi.

Saguenay a sondé l’armée pour l’installation de tentes à la Zone portuaire

Marc-Antoine Côté
Marc-Antoine Côté
Le Quotidien
Avec les files d’attente qui s’allongent un peu plus chaque jour au centre de dépistage de la Zone portuaire de Chicoutimi, et le froid qui prend ses aises, la Ville de Saguenay s’est informée auprès de l’Armée canadienne concernant la possibilité d’y installer des tentes. Le conseiller Marc Pettersen, à l’origine de cette initiative, s'attendait à de « bonnes nouvelles » d’ici la fin de la journée, mardi. Mais c'était avant que le CIUSSS annonce la fin du dépistage sans rendez-vous.

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Il s’agit d’une demande similaire à celle de 2013, à laquelle la base de Bagotville avait acquiescé en installant des tentes sur le pont de Saint-Anne pour protéger les nombreux piétons du froid, à la suite à l’incendie sur le pont Dubuc.

Marc Pettersen jugeait la situation trop pressante, en matinée mardi, pour attendre la prochaine séance d’arrondissement. Ce pour quoi il a incité le cabinet de la mairesse Josée Néron à sonder l’armée au sujet de cette possibilité. La Ville serait depuis entrée en contact avec la Santé publique pour obtenir des informations et aurait demandé au CIUSSS de lui faire part de ses besoins.

« Parce ça va être critique en fin de semaine, les files sont longues. Il y a deux écoles de fermées à Chicoutimi-Nord, des gens qui veulent se faire tester, qui sont aux grands vents, et qui vont être au froid en fin de semaine. Je pense que c’est important qu’on puisse protéger nos citoyens à ce niveau-là », explique-t-il.

Ses souvenirs de l’hiver 2013 sont d’ailleurs encore frais, lui qui se rappelle que des températures oscillant entre -25 et -30 degrés Celsius avaient été enregistrées à l’époque, sur le pont de Sainte-Anne. Et puisque la situation entourant la COVID-19 pourrait perdurer d’ici le début de la nouvelle année dans la région, il juge essentiel de veiller à protéger les citoyens d’un tel froid.

Le conseiller municipal est confiant que la démarche se concrétise rapidement. Mais a quelques idées en réserve au cas où le processus serait ralenti par des aspects techniques.

Notamment des autobus de la Société de transport du Saguenay qui pourraient être offerts au CIUSSS et installés dans les files d’attente, question que les gens puissent se réchauffer, tout en respectant la distanciation sociale.

Ou encore la distribution dans ces mêmes files d’attente de cafés ou de soupes, toujours en prenant soin de ne pas y favoriser la propagation du virus. Une démarche pour laquelle Marc Pettersen aurait déjà entamé des démarches auprès de commerces.

Finalement, la clinique mobile (autobus) que la STS avait prêtée à la région de Lanaudière il y a quelques mois, désormais de retour dans la région, pourrait également être prêtée au CIUSSS en cas de besoin.

Le conseiller municipal invite « les récalcitrants » à joindre les rangs pour faire face au coronavirus. Malgré les récentes difficultés, il affirme que le Saguenay-Lac-Saint-Jean est capable de « se prendre en main » et de « surmonter cette épreuve ».

Les tentes installées en 2013 par les militaires de la base de Bagotville sur le pont de Sainte-Anne.