La présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec, Kathy Baig, était à Chicoutimi, mardi, pour une soirée reconnaissance tenue en soirée à La Pulperie.

RSI Environnement couronnée par l’OIQ

L’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) a souligné, mardi soir, l’arrivée des quelque 70 nouveaux ingénieurs ayant obtenu leur permis d’exercice au cours des 12 derniers mois. La soirée reconnaissance, qui se tenait à La Pulperie de Chicoutimi, a aussi couronné la firme RSI Environnement pour un procédé innovant mis au point dans la région.

Dans le cadre d’une tournée provinciale, la présidente de l’OIQ, Kathy Baig, est venue souligner l’accomplissement des 76 nouveaux ingénieurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean, en plus d’octroyer une bourse pour la relève régionale en génie. C’est Camille Mousseau, étudiante au Cégep de Chicoutimi, qui a eu la chance de recevoir une enveloppe de 2000 $, mardi soir.

Pour ce qui est de RSI Environnement, un comité régional a choisi d’honorer le centre de traitement et de recyclage de sols contaminés et de matières résiduelles pour son tout nouveau procédé de thermorestauration des sols contaminés, qui consiste à utiliser ces sols pour produire du terreau fertile performant.

La présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec, Kathy Baig, était à Chicoutimi, mardi, pour une soirée reconnaissance tenue en soirée à La Pulperie.

Attirer les femmes

Au cours de sa tournée des régions du Québec dans le cadre de neuf soirées reconnaissance, comme celle de mardi à Chicoutimi, la présidente de l’OIQ, Kathy Baig, tente également de sensibiliser les jeunes femmes au métier d’ingénieurs, qui recoupe plus de 46 métiers du génie.

L’Ordre des ingénieurs du Québec compte près de 2120 membres au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Parmi eux, plus de 13 % sont des femmes, et 2,4 % ont été formés à l’étranger. C’est pourquoi un mouvement pancanadien a été lancé cette année afin de mousser le métier auprès de la gent féminine, et Mme Baig est l’une des ambassadrices choisies pour représenter l’initiative 30 en 30, laquelle vise à élever la proportion de femmes en génie à 30 % d’ici 2030.


«  Il y a peu de femmes dans la profession. L’initiative qu’on a choisi de faire au Québec, c’est d’aller dans les écoles.  »
Kathy Baig

« C’est vraiment une réalité à travers le Canada. Il y a peu de femmes dans la profession. L’initiative qu’on a choisi de faire au Québec, c’est d’aller dans les écoles. On vise le secondaire et le cégep. On veut pouvoir susciter un intérêt des jeunes du secondaire 3, au moment où ils doivent choisir les mathématiques fortes, et les intéresser au génie. Si elles ne le font pas à ce moment, c’est très difficile de les récupérer. Au cégep, c’est là qu’on fait le choix de carrière, et on veut qu’elles connaissent bien le génie pour avoir un intérêt. On manque de modèles féminins. Les jeunes filles ne sont pas capables de se projeter dans le domaine du génie. En ayant des jeunes qui peuvent parler à des ambassadrices dans les écoles, ils vont être capables de le faire », indique celle qui en est à son second mandat à la tête de l’OIQ.