Jean Francois Landry, président de RSI Environnement de Saint-Ambroise, se dit favorable à une partie du rapport annuel de la vérificatrice générale du Québec.

RSI Environnement appuie le rapport de la vérificatrice

Le président de RSI Environnement de Saint-Ambroise, Jean-François Landry, appuie favorablement une partie du rapport annuel de la vérificatrice générale du Québec (VG). Le chapitre dédié aux terrains contaminés fait mention de nombreuses recommandations qu’il supporte.

« Le rapport de la vérificatrice générale aborde la plupart des revendications que nous faisons aux ministères depuis des lunes. Elle souhaite une solution durable et nous sommes cette solution », témoigne M. Landry, dont l’entreprise se spécialise en traitement de sols contaminés et en gestion environnementale.

La vérificatrice générale, Guylaine Leclerc, a, le mois dernier, déposé le tome de juin 2018 du Rapport du Vérificateur général du Québec à l’Assemblée nationale pour l’année 2018-2019. « Plus de 1900 terrains contaminés sont sous la responsabilité de l’État. Ces terrains peuvent représenter un risque pour la santé humaine et l’environnement. Un passif de 3,1 milliards de dollars relatif à ces terrains est comptabilisé dans les états financiers du gouvernement au 31 mars 2017 », peut-on y lire.

Selon M. Landry, il y aurait entre 8000 et 10 000 sites contaminés à l’échelle provinciale, dont ceux qui se retrouvent sous la responsabilité du gouvernement.

Plan d’action
La vérificatrice générale a formulé des recommandations à l’intention du gouvernement, du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN), du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) et de la Commission scolaire de Montréal (CSDM). Parmi celles-ci, elle suggère d’attribuer à une entité ou à un regroupement la coordination de la réhabilitation des terrains contaminés en plus d’élaborer un plan d’action et d’assurer une reddition de compte annuelle.

« Mieux documenter les processus décisionnels concernant l’évaluation des risques pour la santé humaine et l’environnement ainsi que le niveau de risque attribué à chacun des terrains contaminés. S’assurer d’accorder une priorité d’intervention aux terrains qui présentent des risques élevés pour la santé humaine et l’environnement. Établir annuellement le bilan de l’avancement des travaux de réhabilitation pour l’ensemble des terrains inscrits au passif environnemental », peut-on également lire.

« Je ne ferai pas plaisir à mes compétiteurs. Au Québec, ce qui est fait, c’est de l’enfouissement déguisé. Des compagnies abaissent la teneur de sols contaminés et les enfouissent », laisse tomber Jean-François Landry. Le rapport stipule que « les traitements sur le site ou hors du site demeurent les modes d’intervention les plus souhaitables selon la Politique de protection des sols et de réhabilitation des terrains contaminés ».

Pour le président-directeur général de l’entreprise, l’enfouissement correspond à un réservoir de contaminants mélangés qui pourraient, à un moment, réagir ensemble. Il se questionne quant aux potentielles catastrophes naturelles et à leurs conséquences.

Depuis la publication du rapport annuel de la vérificatrice générale du Québec, l’entreprise n’a pas été approchée par des villes ou ministères. Toutefois, elle a offert son expertise. Des rencontres seraient à prévoir.

Parmi les pistes de solutions, Jean-François Landry suggère l’implantation d’un manifeste de transport. Une mesure dissuasive pour l’enfouissement devrait également être créée. « C’est moins cher d’enfouir que de traiter. C’est peu de frais, mais ça nécessitera une gestion, tôt ou tard », explique celui dont l’entreprise a déjà dû travailler avec des sols contaminés qui avaient seulement été enfouis.

« On n’a presque pas de business au Québec parce que les gens préfèrent enfouir », explique celui qui évalue les contrats américains à 40 % de ses opérations.

« Si on ne règle pas les problèmes maintenant, ce sont les générations futures qui devront le faire, mais à quel prix? », conclut-il.