Guy Larouche

Roberval veut sa part

Roberval réclame sa part du gâteau du gouvernement du Québec. Après les multiples annonces effectuées dans la région depuis l'arrivée au pouvoir de Philippe Couillard, le maire Guy Larouche estime avoir fait preuve de suffisamment de patience.
Le magistrat soutient que sa ville a des besoins fondamentaux, pour lesquels elle est toujours en attente de réponses de la part de Québec.
La réfection du Centre sportif Benoît-Lévesque et du palais de justice ainsi que l'avenir du Claire-Fontaine sont des dossiers majeurs autour desquels planchent les élus robervalois depuis plusieurs années. « Bien que je comprenne que nous avons tous des projets qui nous tiennent à coeur, il est extrêmement difficile d'attendre. Depuis le début, nous avons réglé tous nos dossiers seuls, sans aucune aide des paliers de gouvernement », affirme le maire Larouche.
« Il y a eu l'annonce du pont à Dolbeau-Mistassini. À Alma, notons la réfection du centre sportif et l'aménagement de la voie de contournement. Québec s'est impliqué dans le projet des Serres Toundra à Saint-Félicien, une aide financière a été octroyée cette semaine au Cégep de Saint-Félicien et sans oublier la subvention apportée au Jardin zoologique. À Saguenay, le Port de Grande-Anse a été annoncé. À quand sera le tour de Roberval ? », se questionne le maire.
M. Larouche précise que les bris se multiplient au Centre sportif Benoît-Lévesque. « La toiture a été en partie arrachée, des murs ballottent au vent, le système de réfrigération est désuet, le chauffage est inadéquat et des petits visiteurs non sollicités démontrent bien l'urgence des travaux. Depuis le début février, chaque semaine de retard occasionnera un délai pour le début de la saison, l'automne prochain.»
De passage à Saint-Félicien en début de semaine, le député de Roberval et premier ministre Philippe Couillard a laissé entendre qu'une annonce serait imminente dans le dossier de l'aréna de Roberval.
En ce qui a trait au palais de justice, Guy Larouche soutient que le manque de locaux entraîne des délais supplémentaires dans l'appareil judiciaire et occasionne des déplacements de procès « ce qui constitue une perte économique pour le milieu ».
Quant au Claire-Fontaine, l'administration municipale est toujours en attente d'une réponse pour que la démolition du bâtiment puisse se mettre en branle.
« Le bâtiment est maintenant vide. Tous les organismes qui s'y trouvaient ont été transférés, et ce, sans aucun dédommagement pour la ville. Nous souhaitons que les terrains soient transférés à la ville. Un parc central y serait aménagé avec une fontaine et un aménagement digne de ce nom », conclut l'élu.