Le Service aérien gouvernemental dispose de 14 avions-citernes pour le combat des feux de forêt au Québec.

Roberval veut les CL-215 et CL-415

Roberval pousse fort pour rapatrier l'entretien et la réparation des CL-215 et CL-415 à son aéroport municipal. Un projet de dix millions de dollars est sur les planches à dessin et permettrait la création d'une cinquantaine d'emplois.
Le conseil municipal a mandaté une firme de professionnels afin de maintenir les démarches et la coordination de ce projet auprès du gouvernement du Québec. Un montant de 20 800 $ est octroyé à Explorer Solutions qui pilotera le dossier au cours des vingt prochaines semaines.
« On veut vraiment réactiver tout le développement économique de notre aéroport pour assurer l'occupation du territoire. Le gouvernement doit répartir équitablement les emplois entre les grands centres et les régions du Québec. L'aéroport de Roberval offre un avantage concurrentiel et nous avons un immense bassin d'eau à proximité », affirme le maire, Guy Larouche.
La réparation et l'entretien des avions utilisés pour le combat des incendies de forêt sont effectués à Québec. C'est le ministère des Transports qui en assure la responsabilité. L'administration de Guy Larouche tient mordicus à ce que Roberval soit retenue pour délivrer les services et tous les efforts seront déployés en ce sens.
Quatorze appareils
Le Service aérien gouvernemental (SAG) dispose de 14 avions-citernes pour le combat des feux de forêt au Québec. Les appareils vont là où sont les besoins. Ils sont appelés à travailler dans les bases de Roberval, Maniwaki, Baie-Comeau et Val-d'Or. Les CL-215 et CL-415 desservent aussi les secteurs de Matagami, Manic 5 et Rivière Bonnard. Ils quittent parfois le Québec pour aller prêter main-forte à d'autres provinces.
Explorer Solutions n'en est pas à ses premiers contrats en lien avec l'exploitation de l'aéroport municipal de Roberval. En 2012 et 2014, la firme a réalisé une étude visant le positionnement stratégique de cette infrastructure. Les travaux ont donné suite au démarrage d'une école de pilotage d'appareils ultralégers. Celle-ci est en opération depuis deux ans.
« Étant donné la proximité d'entreprises, comme Les Produits Gilbert et différents équipementiers, on peut même espérer l'ouverture d'un centre de réparation d'avions et d'hydravions privés », termine Guy Larouche.