Sabin Côté, le maire de Roberval, reçoit la certification Communauté bleue des mains d’Alice-Anne Simard, directrice générale d’Eau secours, l’organisme qui coordonne le projet.

Roberval est une Communauté bleue

En s’engageant à faire la promotion de l’eau potable et à cesser l’utilisation de bouteilles d’eau à usage unique, la Ville de Roberval est devenue la quinzième organisation à obtenir la certification Communauté bleue, octroyée par Eau secours. C’est la troisième municipalité au Saguenay-Lac-Saint-Jean à obtenir la certification, après Saint-François-de-Sales et Saint-Fulgence.

« Roberval c’est l’eau, c’est la fenêtre sur le lac et c’est notre plus belle richesse, parce qu’on y puise directement notre eau de consommation », a souligné Sabin Côté, le maire de la municipalité qui a reçu la certification communauté bleue hier à l’hôtel de ville de Roberval. « Quand on est doté d’infrastructures de qualité, comme celles que l’on a, c’est important de les valoriser », a-t-il mentionné, en ajoutant que 30 % de la population de la planète n’a pas accès à un service d’eau potable.

Depuis que l’organisme Eau secours coordonne le projet, il y a maintenant un an, Roberval est la 15e organisation à obtenir cette certification, a soutenu Alice-Anne Simard, directrice générale d’Eau secours. Pour y arriver, la Ville s’est engagée à reconnaître le droit humain à l’eau et aux services d’assainissement, à promouvoir la gestion publique de l’eau et à bannir la vente de bouteilles d’eau dans ses édifices municipaux et lors de ses événements.

Alors que la Ville de Roberval n’utilise plus de bouteilles d’eau, elle souhaite influencer les organismes avec qui elle travaille à en faire autant, en fournissant au besoin des infrastructures adaptées comme des fontaines d’eau.

Pour Sabin Côté, Roberval est un leader dans la gestion de l’eau et la démarche pour obtenir la certification allait de soi. Depuis 2012, la municipalité a notamment réduit la consommation d’eau potable de 30 % tout en diminuant les rejets d’eaux usées de 20 % grâce à un entretien récurrent et des travaux importants dans la gestion de l’évacuation de l’eau, a-t-il dit.

« Nous sommes en tête du déploiement des compteurs d’eau », ajoute-t-il, mentionnant que l’installation des compteurs d’eau dans les secteurs commercial, industriel et institutionnel est déjà terminée. La municipalité est désormais rendue à l’étape d’installer des compteurs d’eau dans quelques résidences, de manière aléatoire, pour évaluer si la consommation moyenne des ménages excède les estimations. « Une résidence est autorisée à consommer l’équivalent de quatre camions-citernes par année », a-t-il ajouté à titre indicatif.

Alice-Anne Simard a tenu à rappeler qu’une cinquantaine de communautés autochtones n’ont toujours pas accès à l’eau potable au Canada, une situation inacceptable. « On demande au gouvernement fédéral d’enchâsser le droit à l’eau dans la constitution canadienne pour s’assurer que tout le monde au Canada ait accès à l’eau, parce que c’est un principe de base et qui est même un droit humain reconnu par l’ONU. »

Sabin Côté a également pris le temps de féliciter la municipalité de Saint-François-Sales, qui a été la première de la région à obtenir la certification, ainsi que la Traversée internationale du Lac-Saint-Jean, qui avait déjà installé des fontaines d’eau sur son site l’an dernier.

Le préfet de la MRC du Domaine-du-Roy, Lucien Boivin, a récemment exprimé le désir que la MRC devienne la première à obtenir la certification territoriale.