Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a été surpris par la décision de Liz Gagné de demeurer en poste.

Roberge se montre surpris de la décision de Liz Gagné

Le bureau du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, se dit très surpris de la décision de la présidente de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay (CSRS), Liz Gagné, de demeurer en poste.

Questionné par Le Progrès sur la suite des choses dans l’affaire du congédiement illégal et du harcèlement psychologique à l’endroit de la directrice générale Chantale Cyr, un responsable des communications a fait savoir que le dossier serait attentivement suivi dans les semaines à venir.

« Nous sommes particulièrement surpris de la décision de Liz Gagné de s’accrocher à son poste. Le jugement rendu par le Tribunal administratif du travail dans ce dossier est accablant. On parle de harcèlement psychologique et de congédiement illégal. C’est extrêmement grave », écrit-on dans un échange de textos.

Le bureau du ministre espère que la saga judiciaire dans cette affaire tire à sa fin, surtout que plus de 600 000 $ de fonds publics ont été engloutis dans un dossier vain et sans fondement, avait mentionné le ministre Roberge.

« Nous réitérons notre demande à la commission scolaire à ce qu’elle ne conteste pas le jugement rendu par le tribunal administratif du travail. Déjà plus de 600 000 $ ont été engloutis par la commission scolaire. C’est de l’argent qui ne va pas dans les services aux élèves. C’est assez », poursuit-on dans les messages texte.

Encore des coûts

Le nouveau porte-parole de la CSRS, Carl Bergeron a mentionné jeudi soir que les commissaires avaient lu les propos du ministre sur une possible contestation.

« Peu importe la décision que l’on va prendre, il y aura des coûts. L’idée c’est de connaître tous les enjeux. Ce serait inutile de s’engager dans des coûts qui ne nous mèneraient nulle part », a mentionné M. Bergeron.

Quant à un possible retour de Chantale Cyr à la tête de la commission scolaire, déjà des voix discordantes sont entendues.

Jeudi soir, des employés de la CSRS ont laissé voir qu’ils ne voulaient rien savoir de la revoir entre les murs de l’organisation, étant donné qu’elle avait fait assez de mal durant son court séjour de 18 mois.

Les membres du personnel ont mentionné que plusieurs collègues avaient quitté leur emploi en raison du tempérament de Chantale Cyr et du climat qu’elle avait créé.

Le syndicat des enseignants de la CSRS a laissé voir qu’il ne souhaitait pas le retour de Chantale Cyr à titre de directrice générale.

Pourtant, le juge Guy Roy, du Tribunal du travail, a plutôt pointé la présidente Liz Gagné pour le climat malsain qui était en place à la CSRS, ajoutant qu’elle n’avait rien fait pour l’améliorer, allant même jusqu’à dire qu’elle avait elle-même laissé envenimer les choses. Les prochaines semaines risquent d’être mouvementées au sein de la commission scolaire.