Carl Savard, directeur général du complexe du même nom, affirme avoir adopté certaines mesures d’hygiène supplémentaires.

Rituels funéraires: «Un moment important» repoussé

La Fédération des coopératives funéraires du Québec (FCFQ) demande à ses membres de reporter toutes les funérailles dans le souci de participer à l’effort demandé par le gouvernement provincial pour lutter contre la propagation de la COVID-19. Selon un communiqué, cela permettra aux familles d’organiser les rituels funéraires dans des conditions favorables.

« Nous sommes conscients que les funérailles d’un proche sont un moment important pour rendre hommage et dire adieu aux personnes décédées », a affirmé Alain Leclerc, directeur général de la fédération.

Cette décision a toutefois été prise dans un contexte où les personnes de 70 ans et plus doivent rester chez elles et où les rassemblements sont interdits. « Les coopératives funéraires croient plus sage de demander aux familles touchées par le décès d’un proche de faire preuve de prudence envers leurs amis, parents et membres de la communauté et de reporter à plus tard la tenue des funérailles et des rencontres visant l’expression de sympathie », peut-on lire dans le communiqué.

Le Complexe funéraire Carl Savard continue d’accueillir les condoléances.

Complexe funéraire Carl Savard

Faisant partie de la Corporation des thanatologues du Québec, le Complexe funéraire Carl Savard continue d’accueillir les condoléances. Certaines mesures d’hygiène supplémentaires ont toutefois dû être prises pour respecter les demandes du gouvernement. « Les mains de tout le monde seront désinfectées et aucun contact de proximité ne pourra être fait. Les gens devront également rentrer par petit groupe et être distancés », a expliqué Carl Savard, directeur général.

Malgré la possibilité de ne pas reporter les funérailles, certaines familles ont préféré le faire quand même alors que d’autres ont opté pour quelques modifications. Étant donné l’interdiction de pratiquer des célébrations dans les églises, quelques familles ont choisi l’option d’aller vers le privé à la chapelle du complexe funéraire plutôt que vers le public à l’église.