Risque de grève dans les résidences Chartwell du Saguenay

Les travailleurs des trois résidences pour aînés du groupe Chartwell au Saguenay pourraient tomber en grève illimitée à partir du 10 juillet si les négociations entre le Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES), associé à la FTQ, et la direction ne permettent pas d’obtenir une entente avec le groupe Chartwell.

La grève est en dernier recours et le syndicat croit toujours qu’il est possible d’obtenir une entente d’ici le 10 juillet, soulignant que les membres sont prêts à négocier jours et nuits.

« Le but n’est pas la grève, le but est d’avoir une entente négociée avec Chartwell et qu’ils acceptent de venir aux tables de négociations, acceptent de faire un dépôt patronal et qu’on puisse discuter pour avoir des salaires décents », a expliqué la présidente du syndicat SQEES-FTQ, Sylvie Nelson. Si la grève est déclenchée, les services essentiels demeureront en place, lors de ces journées de manifestation.

Le syndicat, qui dénonce le salaire actuel d’environ 13,10 $ versé aux préposés aux bénéficiaires, aux employés des services aux tables, de la réception et à l’entretien ménager, réclame un salaire minimum de 15 $ de l’heure et une augmentation d’un dollar par année pendant trois ans.

Avec les augmentations salariales significatives du gouvernement pour les préposés, Mme Nelson insiste sur la nécessité d’agir rapidement avant de perdre du personnel. « Si vous aviez le choix de travailler à 26 $ de l’heure ou bien à 13 ou 14 $, en plus des primes du gouvernement, vous savez... Nous, ce qu’on veut, c’est que nos gens soient payés correctement et je pense que la COVID-19 a démontré toute la nécessité et le travail de ces gens-là. »

Pas que trois résidences

En plus des trois résidences du Saguenay–Lac-Saint-Jean, qui sont la Villa Chicoutimi, la Villa Saguenay et la Villa Jonquière, quatre établissements Chartwell de la région de Québec sont visés dans l’avis de grève. Ces endroits ont été choisis, car ils sont actuellement dans des zones froides, où les cas de coronavirus sont peu nombreux. Sylvie Nelson tient toutefois à mentionner que s’il devait y avoir éclosion dans un établissement, la grève serait suspendue. « Il n’est nullement question de mettre en danger la santé et la sécurité de nos bénéficiaires et des travailleurs. »

La SQEES-FTQ est présentement en renouvellement de convention collective pour une quinzaine d’établissements. Dans certains cas, la convention est échue depuis plus de 18 mois.