Rio Tinto a procédé à l’installation de quatre presses de 85 tonnes chacune pour appliquer une pression mécanique sur les résidus de bauxite afin de les assécher.

Rio Tinto: une nouvelle technologie pour les résidus de bauxite

La compagnie Rio Tinto concrétise un effort supplémentaire en matière environnementale avec l’utilisation d’une technologie de filtration à la fine pointe à la raffinerie d’alumine Vaudreuil.

La multinationale de l’aluminium a procédé à la mise en service de filtres-presses six semaines avant l’échéance et avec un budget moins élevé que les 250 millions de dollars prévus initialement.

Dans un communiqué de presse, Sébastien Ross, directeur exécutif des opérations de Rio Tinto au Québec, précise que cette technologie offre des avantages environnementaux importants en faisant passer la raffinerie à l’entreposage de résidus de bauxite asséchés.

Le nouveau procédé de filtration industrielle consiste à appliquer une pression mécanique sur les résidus de bauxite dans le but de les assécher pour faciliter leur entreposage.

Rio Tinto a procédé à l’installation de quatre presses de 85 tonnes chacune.

Il s’agit de la toute dernière technologie en matière de filtration industrielle.

« Ces filtres-presses prolongeront la durée de vie du site de résidus de bauxite (au-delà de 2022). Les presses seront pleinement opérationnelles au début de 2020. Les travaux ont été complétés six semaines avant l’échéance prévue et en deçà du budget de 250 M $ », note M. Ross.

« Les nouvelles presses assécheront les résidus en 17 minutes au lieu des trois ans qu’il faut compter actuellement », poursuit M. Ross.

Ce dernier précise que cette nouvelle technologie permet de réduire la superficie nécessaire au stockage des résidus de bauxite et facilitera la réhabilitation du site.

Si la technologie existe ailleurs dans le monde, Simon Letendre, directeur des relations médias chez Rio Tinto, précise qu’il s’agit d’une première au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« La mise en service de ces filtres-presses démontre notre engagement à investir dans la durabilité de ces actifs de classe mondiale au Québec et au Canada », ajoute M. Ross.

Rio Tinto rappelle que l’entreprise a misé sur la collaboration avec la communauté, les employés, les représentants syndicaux et les élus afin de répondre aux interrogations des citoyens et de s’assurer de l’intérêt des diverses parties.

Le processus de consultation, lancé en 2015, a donné l’occasion à la compagnie d’améliorer le projet et d’établir un plan de conservation de la zone tampon.

Le projet de modernisation a pris son envol en février 2018 et a permis des retombées économiques de 120 M $ pour les entreprises locales qui ont été utilisées pour l’approvisionnement, l’ingénierie et la construction.

Environ 300 travailleurs ont oeuvré sur le chantier au plus fort de la construction.