Sylvain Gaudreault.

Rio Tinto: Sylvain Gaudreault veut une commission parlementaire

Le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, estime que l’entente entre la multinationale Rio Tinto et le gouvernement du Québec doit être examinée lors d’une commission parlementaire.

M. Gaudreault avait déjà fait une demande de suivi en 2016, mais le gouvernement libéral avait refusé la proposition. Il avait relancé l’idée en décembre 2018.

L’entente entre Rio Tinto et le gouvernement avait alors 10 ans. Elle a été renouvelée en juillet 2018.

Rio Tinto a annoncé le report de ses investissements, qui concernaient la création d’un centre de billettes à Alma et l’ajout de 16 nouvelles cuves à l’usine AP60 à Arvida.

Le 16 octobre dernier, la multinationale a annoncé qu’elle renonçait à son projet de centre de billettes à Alma et de 16 nouvelles cuves à l’usine AP60 à Arvida, des investissements qui représentaient environ 300 millions de dollars et qui auraient créé plusieurs dizaines d’emplois. Le géant minier a invoqué le prix de l’aluminium pour expliquer le report d’investissements, mais plusieurs acteurs du milieu politique croient que le gouvernement a accepté de revoir à la baisse ses exigences envers la compagnie. Depuis, le gouvernement caquiste et l’opposition libérale s’échangent la balle afin de savoir qui a négocié les termes de la présente entente.

« Je pense que les événements militent pour qu’on refasse la demande d’une commission parlementaire, explique le député péquiste. Nous avons un gouvernement qui se dit nationaliste, qui dit qu’il veut mettre tout le monde autour de la table, alors je ne vois pas pourquoi M. Legault et Mme Laforest refuseraient. »

Selon Sylvain Gaudreault, une commission parlementaire serait l’occasion pour les acteurs impliqués de faire le bilan des ententes et de constater si les conditions ont été respectées. « On pourrait entendre la compagnie, les syndicats d’Alma et d’Arvida, tout le monde impliqué dans cette histoire. Ça nous permettrait de faire la lumière là-dessus. »

Sylvain Gaudreault s’est également dit étonné de voir que la députée libérale Dominique Anglade avait demandé au gouvernement Legault de créer une table pour réunir tous les acteurs régionaux. « Elle n’a aucune crédibilité, parce que ce sont eux (les libéraux) qui ont aboli les Conférences régionales des élus (CRE) en 2016, alors que c’était pour que tout le monde se parle. J’étais renversé quand j’ai vu ça. »