L’hydrologue de Rio Tinto, Bruno Laroche, a rencontré la presse, vendredi, pour répondre aux questions concernant la prochaine crue printanière.

Rio Tinto se prépare à la crue printanière

L’imminente crue printanière pourrait être aussi forte que l’an dernier. Une crue qui avait mené à l’inondation de plusieurs résidences au Lac-Saint-Jean et ailleurs au Québec.

« Les quatre prochaines semaines seront déterminantes. L’an dernier, on avait eu un record de pluie. Si on reçoit encore une bonne quantité de précipitations, on devrait s’attendre au même résultat que l’an dernier. La première semaine semble de notre côté avec un temps sec. Mais on ne sait pas pour les autres », répond Bruno Laroche, hydrologue pour Rio Tinto.

En effet, outre les précipitations, ce sont les apports en eau des derniers mois qui déterminent la force de la crue. Et les apports de 2018 sont aussi importants que ceux de 2017. RT affiche même des records pour ses bassins en amont. 

La crue devrait quant à elle démarrer à la fin du mois d’avril, selon les calculs de l’hydrologue. 

« La crue sera tardive. On démarre normalement le 16 avril. On a eu un mois d’avril froid, tout le monde l’a vu. De sorte qu’on pense avoir une crue qui va partir le 25 avril, soit neuf jours plus tard que la normale. Typiquement, ces crues donnent des pointes plus fortes que la normale, car tout fond en même temps », rappelle M. Laroche.

C’est pour ces raisons que la multinationale a drastiquement fait baisser ses réservoirs, autant en amont qu’en aval. Le niveau du lac Saint-Jean frôle maintenant les 2,5 pieds. Avant la fin mai, il devrait remonter à un niveau sécuritaire, soit environ 16 pieds. L’an dernier, le niveau du lac avait atteint 17,9 pieds, ce qui dépasse le seuil critique de 17,5 pieds. 

« On a longtemps géré à 17,5 pieds, donc il n’y a pas beaucoup de patrimoines bâtis en dedans de ça. Mais au-delà de 17,5, c’est là qu’il peut commencer à y avoir des problèmes (dégâts) », rappelle l’hydrologue en chef, précisant que RT est en constante communication avec la Sécurité civile en période de crue printanière.