En quatre ans, trois opérations ou plans d’urgence ont dû être mis en branle par Rio Tinto parce que des pannes de brise-glace ont empêché l’accompagnement des vraquiers en direction du Saguenay.

Rio Tinto réclame un brise-glace en continu à la Garde côtière

Avec le froid intense qui a recouvert de glace le fjord du Saguenay et l’estuaire du Saint-Laurent, Rio Tinto (RT) souhaite que la Garde côtière canadienne soit en mesure d’assurer le service de brise-glace en continu cet hiver afin d’éviter des inconvénients économiques comme ceux subis depuis quatre ans.

Xuân-Lan Vu, conseillère aux relations médias de RT, a lancé ce message vendredi alors que l’approvisionnement en matières premières doit se poursuivre pour alimenter les alumineries qui produisent annuellement plus d’un million de tonnes de métal gris. « Nous recevons annuellement cinq millions de tonnes de matières comme de la bauxite, de l’alumine, du coke vert et calciné, du spath fluor, du caustique pour la production d’aluminium et d’anodes avec la réception de 120 à 125 bateaux annuellement », explique Mme Vu.

Elle souligne qu’en terme économique, cette chaîne d’approvisionnement est très importante. En conséquence, l’interruption d’approvisionnement en raison d’un bris important causé à un brise-glace peut avoir de lourdes conséquences. Elle rappelle qu’en quatre ans, trois opérations ou plans d’urgence ont dû être mis en branle parce que des pannes de brise-glace ont empêché l’accompagnement des vraquiers en direction du Saguenay. Ç’a été le cas pendant quatre jours l’an dernier dans l’estuaire du Saint-Laurent. « Nous sommes en contact constant avec la Garde côtière, la Société de développement du Saint-Laurent et les autorités compétentes pour s’assurer que le service de brise-glace puisse se poursuivre en continu. »

Outre les frais reliés aux possibles arrêts de production d’aluminium, de bauxite ou d’anodes, Mme Vue ajoute que d’autres frais ont dû être assumés l’hiver dernier par l’aluminerie auprès des armateurs.