Rio Tinto: les Métallos réclament aussi une commission parlementaire

Après le député de Jonquière Sylvain Gaudreault, c’est maintenant au tour du Syndicat des Métallos section locale 9490, représentant les travailleurs de l’aluminium d’Alma, de réclamer la tenue d’une commission parlementaire relative aux ententes entre le gouvernement du Québec et Rio Tinto. Les Métallos espèrent des réponses quant aux retombées significatives pour la région et la province ainsi que le maintien d’emplois de qualité.

« Depuis une dizaine de jours, on voit les différents partis se lancer la balle de part et d’autre de l’Assemblée nationale. Tout le monde a joué dans cette entente. Les péquistes et les libéraux ont chacun renégocié des bouts et maintenant, ce sont les caquistes qui sont en position d’avoir leur mot à dire. Une analyse studieuse et publique de l’entente, qui déboucherait sur une réelle écoute des intervenants régionaux, permettrait un regard plus objectif sur le débat », a mentionné par voie de communiqué le président du Syndicat des travailleurs de l’aluminium d’Alma, Sylvain Maltais.

Les Métallos craignent un désengagement de Rio Tinto, qui a suspendu les projets de centre de billettes à Alma et de 16 nouvelles cuves à l’usine AP60 d’Arvida, il y a quelques semaines. « Les parlementaires peuvent apporter un éclairage important sur le contrat social qui devrait lier l’État et une multinationale comme Rio Tinto. Est-ce que les Québécois en ont pour leur argent ? Lorsque Rio Tinto remet systématiquement en question sa part du contrat, il y a lieu de discuter du contrat social dans un exercice transparent », a ajouté le représentant du Syndicat des Métallos au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Alexandre Fréchette. Annie-Claude Brisson