Luc Cyrenne et Jean-François Nadeau de Rio Tinto, coprésidents d’honneur de la campagne 2019 de Centraide, ont annoncé une contribution financière pouvant aller jusqu’à 300 000$ à la présidente du CA, Marie-Karlynn Laflamme et le directeur général Martin Saint-Pierre.

Rio Tinto égalera les dons de ses employés à Centraide

Les dirigeants de Rio Tinto au Saguenay-Lac-Saint-Jean donnent un coup de pouce majeur à la campagne de financement de Centraide en confirmant que l’entreprise égalera les dons de ses employés et des cadres jusqu’à concurrence de 300 000$.

En conférence de presse jeudi matin au Manoir du Saguenay, Jean-François Nadeau, des Projets stratégiques, Opération Atlantique, et Luc Cyrenne, directeur de projets, développement économique régional chez Rio Tinto, ont annoncé leur contribution à la présidente du conseil d’administration de l’organisme, Marie-Karlynn Laflamme et au directeur général Martin Saint-Pierre.

Après avoir remis 9,5 millions de dollars au cours des 38 dernières années à Centraide, la multinationale du métal gris change sa formule de dons, elle qui versait un montant fixe de 95 000$ par année.

«La mobilisation des cadres et des employés est demeurée fidèle et tous ensemble nous avons accru notre générosité collective afin de toujours faire plus en solidarité avec la communauté régionale. Rio Tinto annonce qu’elle jumellera le don de ses employés et de ses cadres jusqu’à concurrence de 300 000$, ce qui représente une croissance du don corporatif de 200 000$», a soutenu M. Nadeau.

Cette nouvelle formule représente des années de discussion et de travail acharné avec le directeur général de Centraide afin d’améliorer la formule des dons.

«Nous estimons que nous allons verser les 300 000$, car nous sommes convaincus que nos employés feront leur effort pour Centraide. En sachant que nous allons égaler les dons, cela pourrait être un incitatif, surtout auprès de nos jeunes employés», de poursuivre Jean-François Nadeau.

Luc Cyrenne a précisé que la vente de garage de Rio Tinto a déjà rapporté 67 000$ à Centraide.

Besoins 

Il va sans dire que ce coup de pouce supplémentaire est très bien accueilli au sein de Centraide, car les besoins de la population régionale et des organismes ne cessent de croître.

«Cette aide contribuera à tisser un tissu social plus serré afin de permettre aux 74 000 personnes qui bénéficient de l’aide à continuer de le faire», de dire Mme Laflamme, qui a tenu à remercier la haute direction de la compagnie, le personnel-cadre et les employés.

«Cette aide financière permet la réussite des jeunes avec le soutien aux familles, l’aide aux devoirs, le soutien aux enfants et aux jeunes en difficultés. Mais aussi pour assurer l’essentiel pour chacun, avoir un toit, se nourrir convenablement, se vêtir et avoir un lit pour dormir», ajoute-t-elle.

La présidente du CA de Centraide estime que l’argent recueilli permet de briser l’isolement social et de bâtir des milieux de vie rassembleurs.

«Est-ce qu’un jour il y aura trop d’argent pour Centraide? Je ne crois pas. Nous sommes toujours ouverts à recevoir votre générosité et je sais que les gens le font. Car ce sont 98 organismes qui bénéficient de notre aide», reprend Mme Laflamme.

En 2018-2019, Centraide a récolté 2 175 000$ auprès des entreprises et citoyens de la région, alors que les demandes des organismes régionaux se sont établies à 2,7 M$.

De la somme amassée, 83 pour cent de l’argent a été remis directement aux organismes retenus, soit 1,8 M$.

Centraide remarque que la situation des personnes dans le besoin demeure importante au Saguenay-Lac-Saint-Jean et note aussi que certains besoins ont changé.

«Le nombre de demandes de la part des organismes se maintient. Mais ceux-ci ont des défis supplémentaires à relever. Il y a 20 ans, la clientèle de la Maison des Sans Abris était en grande partie reliée à l’itinérance et quelques personnes en santé mentale et toxicomanie. Aujourd’hui, c’est 80 pour cent de la clientèle qui présente une double problématique. Ça fait une clientèle plus lourde. Les défis sont différents», explique Martin Saint-Pierre.